ECONOMIE | L’Afrique du Sud : ce pays qui fait l’honneur du continent africain.

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Les pays du continent Africain étaient renommés les plus pauvres de la planète. Aujourd’hui l’Afrique du Sud peut se réjouir de se classer parmi les  pays de l’Afrique le plus développé et l’un des plus grands exportateurs d’or et de platine au monde et aussi membre du G20.

L’histoire de l’Afrique du Sud africaine a été marquée par l’apartheid, ce qui a causé un déséquilibre au pays au niveau économique, culturel, politique et social. En  2019, la Banque Mondiale a sorti un rapport sur les vingt pays les plus riches du continent africain, la terre de Nelson avait occupé la deuxième place, après le Nigéria avec un PIB (385,53 milliards $).

Une baisse sur le plan touristique

Une baisse légère a été enregistrée dans le secteur touristique. Selon le rapport 2019 de l’Agence sud-africaine des statistiques (Stats SA) sur la migration et le tourisme, le nombre total d’arrivées de touristes de janvier à septembre 2019 s’est élevé à 7 562 743, ce qui équivaut à une baisse de 2,1% par rapport à la même période de l’année précédente où le pays a enregistré 7 727 732 touristes.  Une baisse liée  aux problèmes de l’insécurité. D’après plusieurs constats, cette chute a été constatée en Australie et d’autres pays de l’Europe de  5% et 3,9%.

Selon le rapport de 2018 du World travel & tourism council (WTTC), l’Afrique du Sud a occupé la première place du tourisme en Afrique cette année-là, en contribuant à 425,8 milliards ZAR (environ 29,05 milliards $) de l’économie, ce qui représente 8,6% du PIB.

Le charbon le plus premier secteur énergétique du pays  

Le système énergétique de l’Afrique du Sud est pleinement  dominé par le charbon. D’après l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA pour International Energy Agency), le charbon est au cœur du système énergétique national en assurant en 2015 près de 70 % de l’approvisionnement total en énergie primaire (142 M de tep). Sa part relative a peu diminué depuis 1971, malgré le triplement de la consommation totale d’énergie primaire. L’Afrique du Sud est très bien dotée en charbon : on y trouve près de 95 % des réserves de charbon de l’Afrique. Celles-ci ne représentent cependant que 0,9 % des réserves mondiales, bien loin de pays comme les États-Unis et la Chine.

Le nord-oriental, la zone des ressources du pays

En Afrique du Sud,  cette domination du charbon se manifeste dans la consommation intérieure du pays ainsi que sa balance commerciale : près de 25 % de la production nationale est exportée, principalement vers l’Inde, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. 

Estimation de l’exploitation de forêt  

En 2015, L’exploitation commerciale de la forêt  de bois s’évalue à une production de 15,8Mt en 2015 pour une valeur de 500M€. Un capital de croissance de 1% par rapport à 2014. Une faible augmentation ne représente pas  grand-chose. Ce qui donne  un total 170000 emplois par personne. La majorité  du bois est consacrée à la fabrication de pâte à papier (66%), de bois d’œuvre (29%) et de poteaux et bois de mine (4%).

La pêche un secteur  peu important dans l’économie de l’Afrique du Sud

Moyennement,  par rapport au charbon, la pêche ne représente pas grande chose dans l’économie Sud-Africaine. En effet, elle possède 2789 Km de côtes qui évaluent  un chiffre d’affaire de  368M euros. La pêche sur chalutage reste l’activité économique qui contribue le plus à ce secteur. 

Afrique du Sud le seul pays membre du G20

Grâce à des efforts pour l’amélioration de la production et la productivité agricole dans certains pays en développement, l’Afrique du Sud est devenu le seul pays du continent africain qui soit membre du G20. Le pays apporté sa contribution  à l’amélioration  de la transparence et de l’information sur les marches agricoles. Elle collabore aussi pour une meilleure coordination internationale en cas de crise.

Diversification du marché sud -africain

En matière d’échanges commerciaux, l’Afrique du sud a fortement progressé par rapport aux années antérieures. En effet, en 2009, la Chine était devenue le client numéro un et premier fournisseur du pays. Dans sa production agricole, les chiffres sont considérables. En 2015,  L’Afrique du Sud a commercialisé  51% de sa production agricole pour une valeur de 7,9Md€. Soit un accroissement  de 7,2% par rapport à 2014. Les marchés de L’Afrique du Sud sont fortement diversifiés à l’exportation. L’union Européenne qui représentait 60% des exportations il y a seulement dix ans, aujourd’hui n’indique  que 25%.

Le premier pays africain à destination agricole

Le continent Africain étant désormais la première destination pour les produits agricoles et agro-alimentaires sud-africains avec 46% des exportations contre seulement 23% en 1992. Le secteur agricole et agro-alimentaire a dégagé en 2015 un important excédent commercial de 2,4Md€. Les importations continuent de progresser (+ 12% en 2015), notamment celles de blé, maïs (en raison de la sécheresse), riz, viande (poulet notamment) et de produits agroalimentaires transformés pour répondre à la forte hausse de la demande sur ces produits que la production locale peine à satisfaire en totalité. La France est le quatrième fournisseur européen de l’Afrique du Sud en produits alimentaires après les Pays Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Le total des exportations agricoles et agro-alimentaires françaises à destination de l’Afrique du Sud s’est élevé à 174M€ en 2015 (en hausse de +21,2% par rapport à 2014).

Sur le plan agricole

La production agricole joue un rôle vital dans l’économie du pays.  Sur une superficie agricole totale de 96,8 Mha, la superficie agricole cultivée représente seulement 12,5Mha (dont 10% sont irrigués). L’élevage occupe 87Mha. La population rurale s’élève à 19,4Mhab (40% de la population totale). Le secteur agricole contribue pour 2,5% du PIB du pays et emploie fin 2015  5,4% de la population active. L’agriculture sud-africaine est, en dehors des années de sécheresse comme en 2015 et 2016, auto-suffisante à l’exception du blé, du soja et du riz que le pays importe. Elle présente une grande dualité, héritage historique des années de ségrégation raciale. Une agriculture commerciale exportatrice, représentant moins de 40 000 exploitations (-34% en 10 ans) d’une superficie moyenne de 2 000 ha, essentiellement entre les mains des fermiers blancs, côtoie une agriculture familiale, de subsistance pour l’essentiel qui concerne environ 2,9 millions de foyers des communautés noires et métisses.

Le maïs (blanc et jaune) est la principale céréale cultivée en Afrique du Sud avec une superficie de 3,1Mha à 90% en culture pluviale, elle est à la base de l’alimentation humaine. Les principales cultures sont les céréales (maïs, blé, orge, sorgho), la canne à sucre, les oléo-protéagineux (tournesol, soja, arachide), les cultures fruitières (agrumes, pommes, poires, pêche, ananas, raisins de table et de cuve) et les légumes (pommes de terre, tomates, oignons). La superficie cultivée en blé a diminué de 41% en 10 ans pour atteindre 477000 ha lors de la campagne 2014/2015. La demande intérieure est couverte par les importations (2,2Mt en 2015 en provenance de Russie, d’Allemagne et d’Ukraine)

Les pays du continent Africain étaient renommés les pays les plus pauvres de la planète. Aujourd’hui l’Afrique du Sud peut se réjouir de se classer parmi les  pays de l’Afrique le plus développé et l’un des plus grands exportateurs d’or et de platine au monde et aussi membre du G20.

L’histoire de l’Afrique du Sud africaine a été marquée par l’apartheid, ce qui a causé un déséquilibre au pays au niveau économique, culturel, politique et social. En  2019, la Banque Mondiale a sorti un rapport sur les vingt pays les plus riches du continent africain, la terre de Nelson avait occupé la deuxième place, après le Nigéria avec un PIB (385,53 milliards $).

Une baisse sur le plan touristique

Une baisse légère a été enregistrée dans le secteur touristique. Selon le rapport 2019 de l’Agence sud-africaine des statistiques (Stats SA) sur la migration et le tourisme, le nombre total d’arrivées de touristes de janvier à septembre 2019 s’est élevé à 7 562 743, ce qui équivaut à une baisse de 2,1% par rapport à la même période de l’année précédente où le pays a enregistré 7 727 732 touristes.  Une baisse liée  aux problèmes de l’insécurité. D’après plusieurs constats, cette chute a été constatée en Australie et d’autres pays de l’Europe de  5% et 3,9%.

Selon le rapport de 2018 du World travel & tourism council (WTTC), l’Afrique du Sud a occupé la première place du tourisme en Afrique cette année-là, en contribuant à 425,8 milliards ZAR (environ 29,05 milliards $) de l’économie, ce qui représente 8,6% du PIB.

Le charbon le plus premier secteur énergétique du pays  

Le système énergétique de l’Afrique du Sud est pleinement  dominé par le charbon. D’après l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA pour International Energy Agency), le charbon est au cœur du système énergétique national en assurant en 2015 près de 70 % de l’approvisionnement total en énergie primaire (142 M de tep). Sa part relative a peu diminué depuis 1971, malgré le triplement de la consommation totale d’énergie primaire. L’Afrique du Sud est très bien dotée en charbon : on y trouve près de 95 % des réserves de charbon de l’Afrique. Celles-ci ne représentent cependant que 0,9 % des réserves mondiales, bien loin de pays comme les États-Unis et la Chine.

Le nord-oriental, la zone des ressources du pays

En Afrique du Sud,  cette domination du charbon se manifeste dans la consommation intérieure du pays ainsi que sa balance commerciale : près de 25 % de la production nationale est exportée, principalement vers l’Inde, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. 

Estimation de l’exploitation de forêt  

En 2015, L’exploitation commerciale de la forêt  de bois s’évalue à une production de 15,8Mt en 2015 pour une valeur de 500M€. Un capital de croissance de 1% par rapport à 2014. Une faible augmentation ne représente pas  grand-chose. Ce qui donne  un total 170000 emplois par personne. La majorité  du bois est consacrée à la fabrication de pâte à papier (66%), de bois d’œuvre (29%) et de poteaux et bois de mine (4%).

La pêche un secteur  peu important dans l’économie de l’Afrique du Sud

Moyennement,  par rapport au charbon, la pêche ne représente pas grande chose dans l’économie Sud-Africaine. En effet, elle possède 2789 Km de côtes qui évaluent  un chiffre d’affaire de  368M euros. La pêche sur chalutage reste l’activité économique qui contribue le plus à ce secteur. 

Afrique du Sud le seul pays membre du G20

Grâce à des efforts pour l’amélioration de la production et la productivité agricole dans certains pays en développement, l’Afrique du Sud est devenu le seul pays du continent africain qui soit membre du G20. Le pays apporté sa contribution  à l’amélioration  de la transparence et de l’information sur les marches agricoles. Elle collabore aussi pour une meilleure coordination internationale en cas de crise.

Diversification du marché sud -africain

En matière d’échanges commerciaux, l’Afrique du sud a fortement progressé par rapport aux années antérieures. En effet, en 2009, la Chine était devenue le client numéro un et premier fournisseur du pays. Dans sa production agricole, les chiffres sont considérables. En 2015,  L’Afrique du Sud a commercialisé  51% de sa production agricole pour une valeur de 7,9Md€. Soit un accroissement  de 7,2% par rapport à 2014. Les marchés de L’Afrique du Sud sont fortement diversifiés à l’exportation. L’union Européenne qui représentait 60% des exportations il y a seulement dix ans, aujourd’hui n’indique  que 25%.

Le premier pays africain à destination agricole

Le continent Africain étant désormais la première destination pour les produits agricoles et agro-alimentaires sud-africains avec 46% des exportations contre seulement 23% en 1992. Le secteur agricole et agro-alimentaire a dégagé en 2015 un important excédent commercial de 2,4Md€. Les importations continuent de progresser (+ 12% en 2015), notamment celles de blé, maïs (en raison de la sécheresse), riz, viande (poulet notamment) et de produits agroalimentaires transformés pour répondre à la forte hausse de la demande sur ces produits que la production locale peine à satisfaire en totalité. La France est le quatrième fournisseur européen de l’Afrique du Sud en produits alimentaires après les Pays Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Le total des exportations agricoles et agro-alimentaires françaises à destination de l’Afrique du Sud s’est élevé à 174M€ en 2015 (en hausse de +21,2% par rapport à 2014).

Sur le plan agricole

La production agricole joue un rôle vital dans l’économie du pays.  Sur une superficie agricole totale de 96,8 Mha, la superficie agricole cultivée représente seulement 12,5Mha (dont 10% sont irrigués). L’élevage occupe 87Mha. La population rurale s’élève à 19,4Mhab (40% de la population totale). Le secteur agricole contribue pour 2,5% du PIB du pays et emploie fin 2015  5,4% de la population active.

L’agriculture sud-africaine est, en dehors des années de sécheresse comme en 2015 et 2016, auto-suffisante à l’exception du blé, du soja et du riz que le pays importe. Elle présente une grande dualité, héritage historique des années de ségrégation raciale. Une agriculture commerciale exportatrice, représentant moins de 40 000 exploitations (-34% en 10 ans) d’une superficie moyenne de 2 000 ha, essentiellement entre les mains des fermiers blancs, côtoie une agriculture familiale, de subsistance pour l’essentiel qui concerne environ 2,9 millions de foyers des communautés noires et métisses. Le maïs (blanc et jaune) est la principale céréale cultivée en Afrique du Sud avec une superficie de 3,1Mha à 90% en culture pluviale, elle est à la base de l’alimentation humaine. Les principales cultures sont les céréales (maïs, blé, orge, sorgho), la canne à sucre, les oléo-protéagineux (tournesol, soja, arachide), les cultures fruitières (agrumes, pommes, poires, pêche, ananas, raisins de table et de cuve) et les légumes (pommes de terre, tomates, oignons). La superficie cultivée en blé a diminué de 41% en 10 ans pour atteindre 477000 ha lors de la campagne 2014/2015. La demande intérieure est couverte par les importations (2,2Mt en 2015 en provenance de Russie, d’Allemagne et d’Ukraine)

Fedia STANISLAS

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