POLITIQUE | La lutte contre la drogue, la plus grande obsession du Président Duterte

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« Si je deviens président  j’ordonnerai le meurtre de tous les criminels et de tous les drogués », a déclaré  l’actuel président du philippine, Rodrigo Duterte, lors de sa campagne électorale présidentielle en 2016.

Représentant du parti démocrate Philipin, Pouvoir Du Peuple (PDP- Laban)  l’ancien Maire de Davao  a été élu le président  de ce pays en 2016, en remportant 38% de voix de plus que son adversaire Mar Roxas. Son principal discours était basé  sur l’éradication de la corruption et lutter contre  la criminalité.

Très rigide dans ses mots et ses actions, le président Rodrigo Duterte a déjà fait de grandes révélations au grand public, dont une qui a choqué un très grand nombre d’observateurs. Le chef de l’Etat,  l’homme fort du Philippine a avoué lui-même avoir déjà tué plusieurs  personnes. Pour lui, si Hitler avait tué 3 millions de juifs, in n’y a aucune raison pour ne pas massacrer tous ceux qui sont impliqués dans le trafic de la drogue aux Philippines.

Depuis son arrivée  au pouvoir, sa politique vise à éliminer tous les criminels, les vendeurs et les consommateurs de la drogue.  Chaque  nuit dans aux Philippines, spécialement  dans les banlieues,  on enregistre  de nombreuses  personnes  tuées  sous prétexte de vendre ou de prendre de la drogue. On a besoin de preuve,  si tu es suspect tu es aussi  mort. Selon un rapport publié  par l’ONU en juin 2020, d’une manière générale, la plupart des victimes de la guerre contre la drogue sont de jeunes défavorisés vivant en milieu urbain, a indiqué le HCDH dans son rapport. Leurs proches ont décrit « de nombreux obstacles à la documentation des cas et à la poursuite en justice ». « Le chiffre le plus conservateur, basé sur les données du gouvernement, suggère que depuis juillet 2016, 8.663 personnes ont été tuées – avec d’autres estimations allant jusqu’à trois fois ce nombre », souligne le rapport présenté aux médias à Genève.

Les policiers détiennent la permission de tuer.  Les témoins n’ont pas le droit de parler,  s’ils le font ils seront morts eux aussi.  La majorité des dossiers  de ces victimes sont classés  sans suite.

Selon le journal Le Monde, depuis l’entrée en fonctions de M. Duterte, en juin 2016, plus de 4 000 personnes ont été tuées lors d’opérations policières antidrogue ou par les membres de groupes d’autodéfense, selon les statistiques diffusées par les forces de l’ordre. Un chiffre « officiel » qui pourrait être en réalité deux fois plus élevé…

A cause de sa politique jugée très violente dans la lutte contre la drogue, le président Duterte est très critiqué par les pays occidentaux.

Pour cette année  le président a même publié  une loi anti-terroriste controversée. Pour les opposants du pouvoir cette loi n à pas d’autre but que de réduire  en silence ceux qui sont contre le président. Sous la présidence de Duterde, critiquer le gouvernement est un acte très grave. En effet,  cela pourrait  même être qualifié  de terroriste. Selon Phil Robertson, directeur-adjoint pour l’Asie de l’ONG Human Rights Watch.

« La loi menace d’aggraver significativement la situation des droits de l’homme aux Philippines, qui s’est dégradée depuis le lancement de guerre contre les drogues il y a quatre ans ».

Les personnes qui consomment ou vendent de la drogue ne perdent pas leurs droits humains », a fait valoir Mme Bachelet. « Les personnes qui sont en désaccord avec les politiques du gouvernement et qui les critiquent, y compris dans les forums internationaux, ne devraient pas être vilipendées comme des sympathisants des terroristes. Les peuples autochtones ne devraient pas être victimes d’une lutte acharnée entre l’État, les groupes armés non étatiques et les intérêts commerciaux », a jouté la Haut-Commissaire.

Si le président est aussi puissant,  il n’est pas seul, il a aussi son clan. Ses partisans occupent 15 des 24 sièges disponibles  au Sénat  et se renouvèlent à moitié chaque six ans. Pour la chambre basse, il détient la moitié  des députés.  Par rapport à la chambre des députés, le Sénat est évalué  plus autonome du pouvoir  exécutif.

En juin dernier  Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH)  a sorti un rapport   sur la condition des droits humains  aux Philippines.  Des révélations importantes ont été  faites. Selon ce rapport cette guerre contre la drogue menée par le président est aussi une attaque  contres les médias,  les défenseurs des droits  humains  et les militants politiques. Entre 2015 à 2019, au moins 248 militants des droits fonciers et environnementaux, avocats, journalistes et syndicalistes ont été tués.

Selon la Constitution des Philippines, le Président est élu pour un mandat de six ans non renouvelable. Âgé de 74 ans, ce dernier  ne compte pas rester aux affaires politiques.  Mais la famille présidentielle  participe  à plein pieds dans les affaires politiques  du pays. Sa fille Sara montre ses ambitions de poursuivre l’œuvre de son père en se portant  candidate aux élections présidentielles de 2020.  Elle est maîtresse sortante de la ville de Davao City.  Sébastien Duterte également est maire adjoint  de la ville depuis 2019 à date. Tandis que son aîné  Paolo occupe un siège à la chambre des représentants. Vu la l’influence  politique des Duterte sur la ville, elle a été dénommée la ville Duterte.

Fedia STANISLAS

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