POLITIQUE | L’opposition ghanéenne conteste le nouveau mandat du président Nana Akufo-Addo

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Avec 51,59 % des voix Nana Akufo-Addo  a décroché un  deuxième mandat comme nouveau chef d’Etat du Ghana  d’après les résultats publiés par la commission électorale mercredi 9 décembre 2020. Un résultat déjà rejeté par  son adversaire John Mahama.

Environs dix-sept millions de Ghanéens ont gagné  les rues le lundi 7 décembre  2020 pour élire leur président et de nouveaux parlementaires.  Deux jours après, soit le mercredi 9 décembre 2020  Jean Adukwei Mensa, présidente de la Commission électorale  a déclaré au grand public les résultats du scrutin présidentiel.  Nana Akufo-Addo  le président sortant  et leader du Nouveau Parti Patriotique (NPP) a  été réélu comme  étant le grand vainqueur  de ces élections. 

Il a décroché son deuxième mandat avec un léger pourcentage de 51,59% aux dépens de son adversaire John Mahama, candidat de l’opposition du Congrès National Démocratique (NDC), et adversaire farouche du président en place, a recueilli 47,36 % des votes.  En 2012 John Mahama était victorieux avec 50,7 % des voix. Tandis qu’en 2016 Nana Akufo-Addo a décroché son premier mandat avec 53,8 %. 

D’après la police ghanéenne les élections qui ont eu lieu  lundi dernier  se sont plutôt déroulées dans le calme. Cependant, cinq personnes ont été tuées. « Il s’agissait d’incidents isolés, même si certains sont tragiques”, a affirmé mercredi le chef de la mission d’observation de l’Union Européenne, Javier Nart. “Les Ghanéens ont voté lundi librement » toujours selon Javier Nart, d’après ce qu’a rapporté l’agence en ligne AFP.

Une élection contestée par l’opposition

Les  même faits se produisent dans tous les pays du continent africain, les élections sont toujours déclarées frauduleuses, toujours un problème de contestation par l’opposition.   Les mêmes faits arrivent dans toutes les dernières élections des pays africains au cours  de cette année.  Face à cette situation scandaleuse, l’opposition ne compte pas de rester les bras croisés à contempler  la victoire de Nana Akufo-Addo. Au contraire elle envisage de faire appel de la décision devant la Commission électorale. 

Le candidat perdant a déclaré qu’il a remporté la majorité du parlement. Une information que le ministre de l’formation ghanéenne Kojo Oppong Nkrumah, a fortement contredit lors d’une conférence de presse ‘’Aucun candidat à ce stade ne devrait saper le travail de la Commission électorale, c’est irresponsable et cela mettrait en danger la paix dans le pays’’.  

Addo, un militant et un leader né.

Né le 29 mars 1944 à Kyebi, membre du Nouveau Parti patriotique, Nana Akufo-Addo a été élu comme président de la République du Ghana pour la première fois le 7 janvier 2017. Avant de devenir président a été candidat à la présidence pendant deux reprise. Pour la troisième fois il se voyait  être lelocataire de Flagstaff House. A cette époque il était membre de l’opposition face à John Dramani Mahama. Aujourd’hui il est en train de vivre le revers de la médaille avec Mahana qui est devenu désormais son opposant.

Le président Addo n’est pas un outsider dans la politique. Il est issu  d’une famille de l’élite politique ghanéenne. L’actuel élu  a un lien de parenté avec les pères fondateurs de la nation ghanéenne.  En plus, son père, a été président du Ghana dans les années 1960.  Il  ne s’intéresse pas seulement à la politique, il est aussi un militant des droits humains, de la justice sociale, de l’égalité, de l’Etat de droit  et de la démocratie. Ses travaux ne passent pas inaperçus. Vu ses engagements socio-politiques, il a reçu le prix international Mère Teresa pour la justice sociale décerné à Bombay, en Inde.

Avant de se voir récompenser pour son travail il a du fait face à de nombreux obstacles. Il a été déclaré persona non grata (personne indésirable) dans son propre pays. En 1970 il a dû fuir pour se rendre en Angleterre.  Bien qu’en exil il continue  son combat en prennent la parole sur la chaine BBC à chaque fois qu’il a eu la possibilité.

Depuis 1990, il nourrit l’ambition de devenir le président du Ghana. Cela a pris du temps. Avec de  la patience, son engagement et ses travaux, des années plus tard, son grand rêve s’est transformé en réalité. Il a eu son premier échec à l’élection primaire de son parti face à John Kufuoren 1998. En 2007 il  a démissionné de son poste de ministre et pour la première fois s’est présenté aux élections présidentielles.  Malheureuse le scrutin ne sortait pas en sa faveur. 

Fédia STANISLAS

Fedia STANISLAS

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