POLITIQUE | Roch Marc Christian Kabore réélu président au Burkina Faso pour un deuxième mandat

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Face à douze candidats pour l’élection présidentielle au Burkina Faso, qui a eu lieu le 22 novembre 20 dernier, Roch Marc Christian Kabore qui est à la tête du pays depuis le 29 décembre 2015,  a  brigué un second mandat avec 57,87%  dès le premier tour.

Selon les résultats préliminaires de la Commission Electorale, Eddie Komboïgo, candidat du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, arrive deuxième avec 15,48 % des voix, devant Zéphirin Diabré (12,46 %), considéré comme le chef de l’opposition jusque-là. Néanmoins, les partis opposants menacent de ne pas reconnaitre les résultats et estiment que le scrutin est émaillé de fraudes.

« M. Kaboré, Roch Christian Marc, avec 57,87 % des suffrages, est déclaré élu provisoirement dès le premier tour comme président du Faso », a affirmé le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry tôt dans la journée du 26 novembre.

Si le premier mandat de Kabore est marqué par la résurgence des violences ethniques, la propagation d’insurrections islamistes qui concernent désormais une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, et qui ont occasionné un attentat deux semaines après son investiture, faisant un total de  30 victimes – la plupart expatriées – , revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), le double scrutin présidentiel et législatif s’était déroulé dimanche sous haute tension sécuritaire. Le Burkina Faso vivait alors ses heures les plus sombres, minées par des attaques de groupes djihadistes.

Toutefois, l’opposition burkinabè qui a accusé le pouvoir du Président en place d’avoir fraudé, refuse catégoriquement les résultats. D’ailleurs, L’opposant Zéphirin Diabré avait déjà affirmé, à la veille de l’élection, qu’une “fraude massive” était en préparation. Pour compléter leurs dires, ils  avancent des allégations comme la non-ouverture ou l’ouverture tardive de bureaux de vote, le transport non sécurisé des urnes, le manque de matériels ou de personnels ou encore la modification arbitraire de la cartographie des bureaux de vote.

Saphira ORCEL

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