SANTE | Les femmes face aux maladies gynécologiques

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Les infections vaginales représentent l’une des causes les plus fréquentes de visites des femmes chez le médecin.  Il peut s’agir d’infections (sexuellement transmissibles, génitales basses ou hautes), d’anomalies de l’appareil reproducteur, d’endométriose, de tumeurs bénignes ou de cancers gynécologiques (col de l’utérus, utérus, sein, ovaires…).

Les bactéries qui causent ces maladies peuvent s’étendre du vagin au col de l’utérus, entraînant une annexite. L’herpès génital, qui peut provoquer des vésicules sur la vulve au niveau du vagin et sur le col de l’utérus, peut également provoquer des pertes vaginales.Toutefois, les infections vaginales sont engendrées  par des levures et d’autres micro-organismes et l’utilisation de produits chimiques comme des bains moussants, des lessives, des mousses et des gels contraceptifs, ce qui peut irriter le vagin et entrainer des pertes et des gênes, surtout la vaginite, une inflammation non infectieuse.

 Certaines conditions peuvent  augmenter les risques d’infections :

  • Abaissement du taux d’acidité des secrétions vaginales
  • Manque d’hygiène
  • Sous-vêtements étroits et peu absorbants
  • Lésions tissulaires
  • Irritations

SIDA, Hépatite B, gonorrhée, blennorragie, syphilis, herpès génital… sont des IST causées par des bactéries, des parasites ou des virus. Il existe au moins trente agents infectieux pouvant les provoquer. Toutefois, le SIDA et les condylomes peuvent également se transmettre par voie sanguine ou de la mère à l’enfant. Leurs symptômes peuvent varier à tout moment, bien que la plupart des IST sont asymptomatiques,  le seul meilleur moyen de s’assurer qu’une personne n’est pas infectée, est de faire un test de dépistage.

Les dernières données mondiales sur le cancer  en date de 2018 mentionnent 18,1 millions de nouveaux cas et 9,6 millions de décès. D’après, le Centre Internationale de Recherche sur le Cancer,  un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie, et un homme sur huit et une femme sur 11 mourront de cette maladie. A l’échelle mondiale, le nombre total de personnes vivant avec un cancer dans les cinq ans suivant le diagnostic, appelé prévalence à cinq ans, est estimé à 43,8 millions. 

Par contre, les femmes sont plus touchées par le cancer du sein, le cancer de l’ovaire et le cancer du col de l’utérus. L’obésité après la ménopause, la sédentarité, la consommation excessive d’alcool sont les principaux facteurs du cancer du sein alors que le tabagisme, le traitement hormonal substitutif de la ménopause et l’exposition à l’amiante sont celles du cancer de l’ovaire.

L’infection au virus papillomavirus humain est le principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus. La multiparité, le tabagisme, la multiplicité des partenaires, les rapports sexuels à un âge précoce et l’usage prolongé de contraceptifs hormonaux en sont aussi des facteurs.

Selon la prévention gynécologique de la CCAS RATP, même si vous êtes en bonne santé, une consultation dédiée, avec un éventuel un examen gynécologique annuel, est conseillée dès la puberté et tout au long de la vie. Un suivi gynécologique permet de dialoguer avec un médecin, qu’il soit généraliste ou gynécologue, à chaque étape de la vie d’une femme. Ce suivi régulier permet de prévenir et de dépister le plus tôt possible des maladies féminines telles que le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, d’eventuelles infections.

Saphira ORCEL

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