SOCIETE] L e sexe anal, que dit la médecine ? Que pensent les amateurs ?

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L’avènement de l’internet il y a environ 35 ans, a su rendre beaucoup plus accessible la pornographie qui se fait de plus en plus populaire chez les jeunes et qui en même temps apporte avec elle son lot de pratiques sexuelles anciennes et nouvelles mais souvent dérangeantes. Parmi ces pratiques, on  retrouve le sexe anal qui malgré qu’il possède plusieurs adeptes ne reste pas moins un sujet tabou. La sodomie (autre appellation du sexe anal) est un mot dérivé de Sodoma, nom de cette ville de Sodome qui, selon la bible, a été détruite par Dieu à cause des déviances de ses habitants, est donc une pratique très ancienne. Autrefois, elle se rapportait principalement à l’homosexualité et plus tard comme tout rapport sexuel qui consiste à une pénétration de l’anus du ou de la partenaire.

L’anus peut jouer un rôle important dans la sexualité car c’est une zone très innervée. Certaines personnes, hommes et femmes, acceptent de plein gré les caresses au niveau de l’anus lors des préliminaires ou lors des ébat sexuels. Pour l’homme, la sensation lors de la pénétration anale est souvent différente puisque le pénis se retrouve plus serré dans l’anus que dans le vagin, ce qui peut lui procurer des orgasmes plus intenses. De même pour la femme, le sexe anal peut se révéler être très agréable si c’est vraiment désiré car les zones génitales et anales sont vraiment proches et ont quasiment la même structure nerveuse et vasculaire. Les zones interne et externe de l’anus réagissent facilement aux stimulations (frottements, pressions…), ce qui peut conduire la femme à l’orgasme. Mais une sensation de douleur peut accompagner la pénétration anal, c’est pourquoi il faut d’abord une entente entre les deux camps, une communication régulière, beaucoup d’attention, surtout lors de la première fois, et l’utilisation d’un lubrifiant hydrosoluble est hautement conseillée afin d’éviter toute irritation de l’anus car cette zone ne s’humidifie pas tout seul.

Quels en sont les risques ?

Lors du coït anal, le gland ou le sperme, s’ils sont infectés, sont directement en contact avec le rectum dont la zone interne est richement vascularisée et surtout fragile, ce qui augmente les risques de transmissions de maladies infectieuses.  Il est ainsi recommandé d’utiliser un préservatif et un lubrifiant (toujours à base d’eau). Il existe aussi un risque d’infection pour la femme si la pénétration anale précède la pénétration vaginale. C’est pourquoi il est conseillé de changer de préservatif car les germes contenus dans le rectum peuvent provoquer une infection vaginale. Et en cas de non port d’un préservatif, il est préférable que la pénétration anale succède la pénétration vaginale. Autre risque confirmé suite à une étude du National Health and Nutrition Examination Surveys est l’incontinence fécale. Un sondage a démontré que ceux qui pratiquaient le sexe anal étaient plus souvent sujets aux incontinences fécales. Le pourcentage se retrouvant même plus élevé chez les femmes car parmi les 37.3% des femmes affirmant pratiquer la sodomie, 7.4% d’entre elles assurent souffrir d’incontinence.  

Malgré les risques que cette pratique comporte, il n’en demeure pourtant pas moins populaire et n’en a pas moins d’adeptes. Henry, célibataire de 28ans nous raconte qu’il pratique le sexe anal régulièrement depuis une dizaine d’années : «  Vous allez peut-être ne pas me croire mais j’ai été introduit à cette pratique par une femme. J’étais jeune et elle était plus âgée et depuis ce jour j’en suis devenu un peu accroc. ». Quand on lui demande si ça ne choque pas ses partenaires sexuelles, il nous dit que parfois ça intrigue quelques-unes et qu’il reçoit des refus mais « il y en a beaucoup qui acceptent car elles considèrent cela comme une aventure et moi je m’y connais en aventure. ». Un personnage public a même raconté qu’elle préférait peut-être la pénétration anale à la pénétration vaginale. 

Pourtant le sexe anal est vraiment loin d’un sujet qui rassemble, les opinions sont divergentes car beaucoup considère cette pratique comme dégoutante comme Franco, 26 ans, pas vraiment fan de la pratique « Une fois j’ai pénétré l’anus d’une femme par accident et je n’en ai pas dormi pendant un mois. ». Il y en a d’autres qui préfèrent laisser le sexe anal au niveau du fantasme. Agé de 25 ans, Pierrot y a déjà pensé mais n’a jamais osé : « Le risque avec les matières fécaux… Ça fait peur !». A côté  de lui, Marjorie, une jeune de 24ans,témoigne elle aussi: « J’en ai entendu parler mais grâce à Dieu, personne m’en a encore fait la demande.Je refuserai bien sûr car je pense que c’est dégradant pour la femme. ». Dorvil, jeune économiste, n’a jamais pratiqué le sexe anal mais se veut tout de même moins moralisateur; «  Je ne l’ai jamais pratiqué, je n’y ai même jamais pensé mais je comprends que les gens puissent avoir envie de nouvelles choses. L’homme est dans la recherche constante de nouvelles sensations, il est fait pour explorer et découvrir. C’est l’essence même de la vie. Mais moi, personnellement, sur le plan sexuel le vagin me suffit.”.

Tout le monde soit a entendu parler du sexe anal ou l’a déjà pratiqué. Cette pratique ne manque pas de popularité et ça ne devrait pas s’arrêter avec le développement technologique qui rend plus facile l’accès à la pornographie ou aux sujets connexes et on retrouve même quelques amateurs en Haïti. Mais est-ce bien ou mal ? On vous laisse vous faire votre propre idée.

Le Temoin

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