SOCIETE | L’abstinence sexuelle et la santé physique et mentale

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En traversant une période de repos sexuel, certaines choses sont à savoir sur l’adaptation du corps. A l’ère de la nouvelle technologie de l’information et de la communication, appareil électronique en main, il suffit d’un clic pour avoir accès à de nombreuses  informations: vidéos, films, chroniques  etc. Certaines valeurs et habitudes tendent par conséquent à disparaître. Des plaisirs de toutes sortes sont en vogue : alcool, drogue, plaisir sexuel, ce qui fait qu’au final, l’abstinence, n’a apparemment plus de sens.

Peut-on s’abstenir de certaines choses après avoir été dépendant? Quelles sont les impacts physiques et psychologiques ?

L’abstinence est un renoncement volontaire et durable à la satisfaction d’un appétit ou d’une envie. Dans la plupart des cas, le terme désigne l’abstention de rapports sexuels, d’alcool, de tabac voire d’un type de nourriture ou d’une pratique addictive. 

L’abstinence sexuelle, elle, consiste à stopper tout rapport sexuel pendant une période plus ou moins long. Plusieurs raisons peuvent amener à la pratiquer : religieuses, sociales, ou de santé (en cas d’infection).  Quels en sont les conséquences?

Il peut arriver qu’à certaines périodes de la vie, on passe quelques mois, voire quelques années, sans avoir de rapports sexuels. Ne pas faire l’amour de temps en temps arrive à n’importe qui, mais une période importante d’abstinence a des effets sur la santé physique et mentale.

Selon la sexologue Anne-Marie Lazartigues, « chez l’homme, il y a des conséquences sur la qualité de l’appareil érectile si l’abstinence est de longue durée » explique-t-elle. L’homme dans ce cas aura des plus de difficultés à maintenir des érections.  De plus, une étude de JAMA Network publiée en 2004 indique que le risque de cancer de la prostate diminue chez les hommes qui ont souvent et régulièrement des éjaculations par rapport à ceux qui en ont peu, surtout chez les hommes âgés. Sur la femme aucune conséquence particulière sur le corps n’a été notée, excepté d’ordre psychologique comme des sautes d’humeur répétées.

Cette décision n’est pas non plus sans conséquences sur le couple. « Généralement, l’abstinence qui s’installe dans le couple est un mauvais signe », explique la sexologue. Selon elle, faire l’amour augmente la bienveillance et le lien entre les deux partenaires : « Si l’acte sexuel entraine du plaisir c’est parce qu’on sécrète de l’ocytocine, de la dopamine et des endorphines », explique-elle. Ce cocktail entraîne un sentiment de bien-être, et donc des effets très positifs sur le couple. « S’il n’y a plus de rapport, peu à peu, la bienveillance entre les deux partenaires va s’estomper », explique-t-elle.

Si l’abstinence s’installe, une baisse de la libido va suivre, et c’est un cercle vicieux. Chez la femme, se sentir moins désirable a plus de conséquences. Il est très important d’avoir envie de se montrer de se voir d’une manière positive à travers les yeux de l’autre. Ce sentiment provoque une sensation de bien-être et permettent d’associer le sexe à un sentiment positif.

Sans surprise, le manque de sexe entraine la frustration et donc, un surplus de stress. Des études ont montré que les personnes qui n’avaient pas de relations sexuelles régulières avaient une pression sanguine beaucoup plus élevée que les personnes ayant des relations récentes. Mais quand cette hormone ne circule plus dans le corps, on a besoin de sexe et elle diminue.

D’après une étude menée en 2005 et citée par Medical Daily, le manque de rapports sexuels réguliers empêche à l’organisme de réduire la pression sanguine qui augmente en réponse à des situations stressantes.

L’une des meilleures conséquences est le risque d’attraper une infection urinaire ou une MST. En effet, sans rapport sexuel, on est totalement à l’abri d’une potentielle MST. Ce qui est plus surprenant est que la privation de sexe réduit l’infection urinaire.

La privation de sexe dépend de deux choses : soit de vous, soit des autres. Plus précisément, il pourrait vous arriver, d’un coup, de vouloir vous abstenir pour retrouver une certaine aspiration spirituelle. Une mauvaise expérience, quelle qu’elle soit, vous aurait ainsi poussé à abandonner toute pratique sexuelle, convaincu que le bonheur se trouve ailleurs.

Rebecca Clermie LIBERUS

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