Rediffusion| SOCIETE | Port-au-Prince croule sous des tonnes de déchets à l’occasion des fêtes de fin d’année

Partager cet article:

À quelques jours de la fin de l’année 2020, Port-au-Prince et ses environs  croulent  sous des tonnes  d’immondices. Ses rues  ne donnent pas envie de les voir. A chaque coin, sur les trottoirs et dans les égouts à ciel ouvert, les monticules de déchets  servent d’objet de véritable  décoration  en pleine fête de fin d’année.

Au bicentenaire, non loin du parlement haïtien, la route est jonchée de détritus. Au marché de la  Croix-des-Bossales  se dégage une odeur puante. C’est un marché bien achalandé pour ce 28 décembre. Ici, tout bouge. Des marchandes fuyant les tonnes de déchets étalent leurs marchandises dans le mitan de la route, créant ainsi un embouteillage monstre. Des motards, des automobilistes des passagers et des marchands s’en plaignent. «C’est toujours ainsi. Mais, cette fois, pour les fêtes de fin d’année,  ça s’empire », se plaint une marchande qui est visiblement découragée face à cette situation.  

La mairie de Port-au-Prince et le Service National de  Gestion des Résidus Solides ( SNGRS)  semblent ne pas fréquenter ces artères ou ils ont volontairement décidé  de faire fi de ces déchets qui posent de grands problèmes environnementaux.

C’est le cas de la rue Oswald Durand, menant  à Portail-Léogâne.  Pour ce 28 décembre, à 3 jours de la fin de l’année 2020, s’il faut traverser cette rue logeant un sous commissariat de police et l’un des plus grands gares routières  du pays,  on n’a pas d’autres choix que d’affronter  ses fatras. À gauche, si on quitte la capitale pour se diriger vers le Sud  est écrit: Sous  commissariat de Portail de Léogâne. Là, les déchets de tout acabit  jonchent cette rue.  Devant la barrière principale  de ce commissariat, il faut savoir jouer à la marelle pour y traverser. Des sachets, des assiettes en styrofoam, courbés sous les eaux boueuses se donnent en spectacle de mauvais goût. Des marchands étalent leurs produits ça et là. Des hommes de plaine hèlent à tout bout de champ la destination de leur transport en commun.  Tout se mêle : déchets, individus et étagères  servant de décoration pour la Noël.

À la rue Monseigneur Guilloux, rue perpendiculaire à celle d’Oswald Durand, c’est le même constat.   À l’entrée Sud du marché Salomon, le spectacle que donne le monticule de  déchets  qui s’y trouve  est écœurant. Des mouches sirotent, des marchandes étalent  leurs produits sur des morceaux de sac,  des manutentionnaires font des va-et-vient. Bref, c’est un marché bondé pour cette fin d’année.

Presque à chaque coin de rue, les fatras offrent  des spectacles qui laissent indifférentes des autorités. Port-au-Prince n’est pas la seule commune à se retrouver dans cette situation. La Commune de Carrefour, qui est l’une des communes limitrophes   de Port-au-Prince, plonge aussi dans une situation de saleté. D’ailleurs, dans un communiqué de presse paru au le 24 décembre 2020, la mairie de cette commune se dit presqu’incapable de payer ses employés y compris ceux appartenant au service de la voirie de la mairie.

Wilder SYLVAIN

Wilder SYLVAIN

Wilder SYLVAIN...

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :