Droit de réponse de l’Agence de la Couverture maladie universelle

Chers confrères, vous avez publié le jeudi 7 décembre 2017 dans Le Témoin Quotidien numéro 814, un article paru à la page 6 et qui avait barré la Une, avec ce titre : «Santé publique, la CMU à l’article de la mort ?» L’agence de la Couverture Maladie universelle, qui n’a pas été saisie pour des éclairages par rapport aux «retards de payement», évoqués dans l’article, est peinée de constater que c’est sur la base de discussions sur le mur de la page Facebook d’un médecin de l’hôpital de Matam, que l’auteure de l’article a construit son texte de bout en bout.

En effet, ledit médecin a cru devoir exposer ses frustrations sur sa page personnelle, suscitant ainsi une discussion animée entre collègues médecins et même hommes politiques de l’opposition. L’auteure de l’article s’est juste contentée de copier les discussions pour les plaquer dans son article, bien sûr avec des guillemets. Loin de nous l’idée d’apprendre à la journaliste son métier, mais l’agence de la CMU estime fort justement qu’elle a fait une entorse aux règles éthiques et déontologiques, qui régissent cette profession. L’agence regrette en effet, que son avis n’ait pas été pris sur la question, avant la publication de l’article.

Cette pratique ne vise ni plus ni moins qu’à porter atteinte à l’image du programme de Couverture Maladie universelle et à nier les efforts déployés tous les jours sur le terrain, pour permettre aux populations d’avoir un accès plus facile aux soins de santé. A titre illustratif, pour l’année 2017, l’agence de la CMU a jusque-là payé 5 milliards 802 millions 830 mille 513 francs CFA uniquement pour les gratuités, donc plus de la moitié des 10 milliards de Francs CFA, payés en 2016, toujours pour les gratuités. Alors, dire que le programme plombe le système de santé nous semble être démesuré.

En termes de prise en charge, depuis janvier 2014 à maintenant,7.277.550 cas d’enfants ont bénéficié de la gratuité, dont 2.499.665 pour l’année 2017 et 45.548 cas de césarienne ont été effectués, dont 11.321 pour l’année 2017.

Pour le Plan sésame, 567.923 cas de personnes âgées de 60 ans et plus ont été pris en charge, dont 92.307 pour l’année 2017. Et 556 malades souffrant d’insuffisance rénale chronique bénéficient aujourd’hui des séances gratuites (483 personnes) ou subventionnées (73 personnes) de dialyse dans les structures publiques ou dans deux structures privées. C’est dire que le programme de CMU profite bien à une bonne catégorie de la population, contrairement à ce que certains pensent.

L’agence tient donc à rappeler qu’elle ne sera pas divertie dans la mise en œuvre de sa mission principale, qui est d’offrir aux 80% des sénégalais qui n’avaient aucune couverture, une assurance du risque maladie, conformément au souhait du chef de l’Etat, son excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal.

L’agence ne nie pas qu’il y a des difficultés, surtout celles relatives aux retards de payement vis à vis de certaines structures de santé. Mais ceux-ci sont en train d’être étudiés et les factures en fin de traitement sont en train d’être honorées. A titre d’exemple, l’auteure de l’article a repris sur Facebook le texte d’une dame qui parle d’un an d’arriérés de payement de la facture des césariennes de l’hôpital Philipe Maguilène Senghor de Yoff. Alors qu’en réalité, le dernier payement à la dite structure remonte au mois d’avril 2017. Ses dernières factures de Mai à novembre 2017, qui sont parvenues récemment à l’agence sont encore en cours de traitement.

Cela étant dit, face à l’immensité des montants qui lui sont présentés régulièrement, par les structures de santé, l’agence de la CMU prendra le temps nécessaire, pour les étudier et les traiter,avant de passer au payement. Ce contrôle nécessaire permet d’éviter la double facturation et la fraude comme cela arrive souvent, ce qui contribue d’ailleurs à retarder un peu plus les payements.

Les milliards qui sont payés chaque année aux structures de santé sont des deniers publics et l’agence de la CMU ne ménagera aucun effort, pour les utiliser à bon escient et conformément aux objectifs qui lui sont fixés par les plus hautes autorités du pays.

La Direction de la Communication et du Marketing de l’agence de la CMU