[Entretien] Nouvel album, relations avec Youssou Ndour et ses femmes, les djinns … : Révélations percutantes de Mbaye Dièye Faye

Envie de se connecter avec des djinns ? Ne cherchez pas loin, Mbaye Dièye Faye assure, débloque. Avec ce rythme endiablé dont il a le secret, il vous transporte dans les secrets de Leuk Daour, des débuts du Super Etoile, de sa carrière actuellement en stand-by, de l’affaire Khalifa Sall, de ses relations avec les Mamy Camara, Aida Coulibaly, les femmes de You. Tout cela, sans qu’il n’y ait de fausse note. Et vous demandez certainement où se trouve le secret pour qu’il n’y ait pas de mélange de genres, de propos qui froissent ? La réponse par ces lignes. “Reus guine” !!!

C’est quoi le secret de votre éternelle jeunesse ?

(L’air surpris, il cherche ses mots). En fait, moi je prends le temps de bien me reposer. Le repos fait partie de la vie de l’homme. Aussi, je ne fatigue pas trop mon estomac au point de ne pouvoir rien faire. Vous vous en rendez compte par vous-même. Je viens de me réveiller à l’instant-même (l’entretien s’est déroulé, hier, vers 18 heures chez lui à Sacré- Cœur 3). Je prends également la vie comme telle. Et ma philosophie, c’est ‘’No stress’’ (il se répète). Je ne me charge pas la tête avec des futilités. Il y a également ce don qui me provient du Bon Dieu. Sans compter le fait que j’ai une hygiène de vie. Je suis très regardant sur ce que je mange. Et ma femme prend bien soin de moi.

Un retour sur le rétroviseur de 40 ans, racontez-nous cette période qui n’était pas très fameuse…

Je peux revenir sur plein de choses. Il y a eu trop d’événements qui se sont déroulés. C’était une période où feu mon père était encore en vie. C’est comme toute personne humaine. On ne peut se faire du jour au lendemain. Il y a forcément des jours sans, un début difficile. Même si tu vois le jour dans une famille avec une cuillerée en or, vos aïeux ont dû goûter à la galère. Votre vision, vos objectifs vous feront connaître un lendemain meilleur. Tout cela, conjugué avec l’appui du Bon Dieu.

Et d’ici dix ans, comment vous voyez-vous ? Vous allez abandonner la percussion, les scènes et se consacrer à votre religion…

Je te dis d’ici dix ans… (Un long silence). Nos grands-parents ont battu la percussion jusqu’à un âge très avancé. A Cuba, des personnes de plus de 70 ans battent le tambour, font la musique. Aux Etats-Unis, des artistes font également le jazz jusqu’à 70 ans. D’ici dix ans, il se peut que je sois toujours dans la musique, que je fasse de la percussion. Le tambour, c’est notre Adn. On ne peut ne pas répondre à l’appel du tam-tam. Il n’empêche que nous vivons à fond notre religion.

L’art du tambour est délicat dans la mesure où lorsqu’il résonne il appelle toutes sortes de personnes. De ce fait, avez-vous des incantations à faire avant de monter sur scène ?

Le tambour est fait à partir de la peau séchée du bouc qui appartient aux djinns, le bâton avec lequel on bat la mesure appartient aux djinns. Tout dans le Sabar renvoie aux djinns. C’est la raison pour laquelle, le tambour est très parlant, il soigne également. Vous me demandez comment le Sabar soigne-t-il ? A travers le Ndeup ‘’séance d’exorcisme où l’on tente de chasser les esprits maléfiques qui se sont emparés d’un être). Le tambour renferme en lui-même plusieurs mystères. Qui renvoient aux djinns. Lesquels sont autour de nous. Il est vrai que tout le monde n’a pas le pouvoir de les voir. Mais il y en a qui ont ces prédispositions.

Avez-vous déjà vu un djinn ?

Oui, effectivement, j’ai déjà vu un djinn aux Etats-Unis, à Los Angeles. C’était une scène où il y avait les Peter Gabriel, Sting, Bruce Springsteen, Tracy Chapman, Youssou Ndour et moi-même. Ce n’est que par la suite que j’ai su qu’il s’agit d’un djinn. En fait, la veille, je l’ai présenté en tant que mon ami. Et le lendemain, je reparlais de lui. Et mes interlocuteurs m’ont fait savoir qu’ils n’ont jamais vu un tel être. Mais moi, je l’avais bel et bien vu. Le djinn était sur son 31. Il s’était emmitouflé d’une robe pailletée avec des chaussures de même nature avec un parfum aux senteurs que je n’avais jamais effleurées auparavant. J’ai même parlé au djinn et je lui ai dit de patienter le temps que je lui trouve un badge pour assister à la cérémonie. Au moment où j’ai tourné le dos, il marchait derrière moi sans l’appui de personne. Et mon corps vibrait. Dès cet instant, je me suis dit que je n’avais pas affaire à un être humain.

Avez-vous déjà ressenti des choses bizarres en battant le tam-tam ?

Bien-sûr. Mon histoire avec le tambour est particulière. Dans la famille Sing-Sing, je suis la seule personne de ma génération à avoir communié avec les aïeux. Et de cette communion, j’ai reçu un bâton pour battre le tam-tam. J’étais prédestiné à être percussionniste. Peut-être que j’occupe une place non négligeable dans la famille Sing-Sing. Avez-vous déjà vu une chanson de Mbaye Dièye Faye sans que je ne cite le nom Sing-Sing ? Apparemment non. Je suis la personne qui doit porter par- delà les frontières, le nom de la grande famille. A chaque fois que l’on bat le tam-tam, on ressent des choses. Et c’est la raison pour laquelle, on se prémunit toujours. Nous avons une très forte connotation avec le sabar. On parle même à travers cet art. Par exemple, mon frère peut sortir. Et pour lui demander de rentrer, je vais faire battre le tambour. Et il reviendra grâce à la nature de la résonnance du tambour. Dès que le tam-tam retentit, il le ressent, décode le message et revient sur ses pas. Je peux insulter à travers le tam-tam. Tout comme répondre au salut d’une quelconque personne. Seuls les initiés vont décoder le message.

Parlez-nous de Leuk Daour, le génie protecteur de Dakar, duquel vous vous réclamez être de sa lignée ?

Je le vois tout le temps. Est-ce qu’il existe ? Coumba Castel, Coumba Bang sont des femmes et sont les épouses de Leuk Daour. Bien sûr qu’il existe. Mon grand-père Sing-Sing fut le tambour major de la Presqu’île du Cap-Vert. Lequel est le père de Daouda qui est le géniteur de notre regretté vieux Sing-Sing. Donc, notre père est l’homonyme de son grand-père. Chaque vendredi, Leuk Daour rend visite à Sing-sing. Celui-ci remplissait à ras-le-bord tous les autels sacrés (khamb). Au moment où il venait, toutes sortes d’êtres venaient se rassasier. Et le lendemain, il n’y avait plus de trace d’eau. Tous les autels sacrés étaient à sec. Leuk Daour est un éternel compagnon. Il m’accompagne partout. Les autres ne le voient pas mais moi je sens sa présence.

Donc, il est là actuellement au moment de l’entretien ?

Il me protège tout le temps. Ici, à Sacré-Cœur, au moment où la maison était en chantier, le vigile me faisait part, chaque vendredi, de ce qu’il voyait. Et je lui demandais de se taire. Avant que je ne lui dise un beau jour ceci : ‘’c’est bien un cheval que vous voyez. Celui-là, c’est Leuk Daour’’. Le génie protecteur de Dakar a l’allure d’un cheval. Mais il peut avoir d’autres apparences soit sous la forme d’un mouton ou d’une poule, etc. Si je suis dans une zone sensible, il se manifeste et me protège. Un jour, lors d’une prestation, à Kaolack (centre du pays), il a été notre sauveur. Parce qu’il y avait eu une route mortelle dans cette partie de notre pays. Des milliers de personnes y meurent sans que l’on puisse y apporter une solution. Et en enjambant cette route, deux chevaux sont apparus soudainement des deux côtés du véhicule. Les musiciens de mon groupe le Sing-sing étaient sur-le-qui-vive. Mais moi, je n’avais pas peur parce que je savais que Leuk Daour était avec nous. Il nous a protégés ainsi jusqu’à ce que l’on surmonte le danger.

Donc, ce sont les autels qui font que vous n’avez pas construit en dur la maison familiale située à la rue 22 à la Médina…

On peut le faire. Et ce sera le cas. Il faut savoir que c’est une maison familiale. Et beaucoup de personnes sont concernées. Mais les autels sacrés (canari rempli d’eau et de racines, d’un ou plusieurs pilons fixés dans le sol et parfois d’une pierre provenant de la mer, de forme et de dimensions variables) seront préservés. Et gare aux contrevenants. Nous sommes des descendants de Leuk Daour. De ce fait, nous sommes les seuls éligibles à battre les sept coups de tam-tam lors de l’élection du Grand-Serigne de Dakar, des Saltigués ou le Djaraff. Je n’ai rien à craindre. Et je peux me rendre partout où je veux. Leuk Daour me protège. Tous ceux qui s’attaquent à mon honorabilité seront châtiés par mon grand-père, le génie protecteur de Dakar.

Dans ce cas, vous avez eu des visions par rapport à ce qui passe ou va se passer. Etait-ce le cas avec la mort de votre père survenue en août 2015 ?

Oui, bien sûr. Les jours précédant la disparition de mon père, j’étais en voyage en Europe. Et j’avais le corps endolori. J’ai vu venir la mort de mon père. Et j’appelais pour m’enquérir de son état de santé. On me rassurait qu’il était encore là. De retour, je devais animer une soirée à la boîte de nuit ‘’Five’’. A 20 heures, à quelques heures de la soirée, j’appelais pour la reporter. Et à 6 h 30 minutes, on m’a réveillé pour m’annoncer la disparition de mon père. Nous ne sommes pas des personnes quelconques. On ressent ou voit tout ce qui va nous arriver.

Et pourquoi n’avoir pas vu venir le saccage de votre ancienne maison aux HLM 4 ?

Bien sûr que je l’ai vu en songe. Une semaine avant le saccage de ma maison, j’ai vu que l’on jetait des pierres dans mon habitat. Mais on n’arrivait pas à voir les auteurs d’un tel acte au cours de ce même rêve. C’est le bruit provoqué par les projectiles que l’on ressentait. Leuk Daour était en train de me chasser de la maison pour me protéger. Mon entêtement m’a causé tout ce préjudice. Il y avait un Simb (jeu de faux-lion où l’auteur pourchasse les badauds qui n’ont pas acheté le ticket du spectacle). Et mon fils Fallou Faye s’est retrouvé dans les griffes du faux-lion qui l’a sérieusement tabassé. L’instinct paternel a fait tilt et j’ai répondu à la hauteur de l’agression. Les organisateurs du simb, en compagnie de personnes aigries qui habitaient le quartier, ont assailli ma maison et ont tout saccagé sur leur passage. En ce moment, j’avais une très belle voiture de marque Volvo. Je faisais partie des rares privilégiés qui avaient la chance de conduire ce véhicule. Tout cela est derrière moi, combien y a-t-il de véhicules dehors ? Il y en a à la pelle.

Parlons de Mbaye Dièye Faye en tant qu’artiste, on a comme l’impression que vous avez mis en stand-by votre carrière solo au profit du Super Etoile. On ne vous sent plus trop…

Mon album est prêt depuis trois ou quatre ans. C’est moi qui l’ai mis en stand-by. Et c’est volontaire. Le piratage nous cause un préjudice incommensurable. Vous me parlez de Youtube ? Mais ce n’est en rien comparable à là où je suis. Je fais partie du plus grand groupe de l’Afrique (Super Etoile, sic). Et je suis l’une des pièces maitresses du groupe. On ne peut pas citer Youssou Ndour sans me nommer. You même le dit. Tout le monde me connait et me reconnait. Même les tout-petits. Youtube, c’est juste du buzz. Et moi, j’ai dépassé ce stade. Si je le voulais, j’allais sortir, chaque jour, un tube sur le marché musical. La plupart de ceux qu’on n’entend maintenant sont juste des phénomènes. Youtube ne peut me faire vivre. L’album peut sortir à tout moment. Mais pour le moment, je me concentre sur le Super Etoile.

Votre fils Fallou Faye fait dans la percussion mais il n’est pas aussi connu que vous…

C’est dans l’ordre du possible. Votre père peut exceller dans un domaine sans que vous ne puissiez faire pareille. A chacun sa chance. Le talent est en lui. C’est à lui de le valoriser davantage. Fallou Faye ne recherche pas le buzz. (Il se répète). Si je n’étais pas un artiste, Fallou n’allait pas fréquenter les boîtes de nuit.

Actuellement, le métier de percussionniste est assailli par toutes de personnes même ceux qui ne sont pas des Guéwels. Comment appréciez-vous ce fait ?

On se réjouit que le métier attire de plus en plus des personnes. Ceux-là peuvent battre le tam-tam mais ils ne vont jamais égaler ceux qui l’ont hérité de par le sang.

Feu votre père était le tambour major de Dakar. Aujourd’hui, vous vous réclamez de ce titre alors que vous n’êtes pas le fils aîné de votre géniteur…

Effectivement, mon père était le tambour major de Dakar. Nous, ses fils, le sommes également. A la mort de mon père, j’étais le plus connu des enfants de Vieux Sing-sing. Lors d’une réunion avec le Penc de Dakar avec à sa tête le Grand Serigne, les Saltigués, le Djaraff, tout le gouvernement lébou, on a tout remis entre les mains de mon oncle paternel qui était très proche de notre père Djiby Yacine Faye. Parce que je ne pouvais remplir pleinement la fonction du tambour major de Dakar. Qui ne peut se cumuler avec d’autres activités.

On ne peut parler du tambour major de Dakar sans faire allusion à l’écurie de Fass. Qui est actuellement sur une pente descendante…

L’écurie Fass est toujours au sommet. Déclin ? Pourquoi vous voulez précipiter la chute de notre écurie. Vous parlez des défaites de Gris bordeaux. Là où d’autres leaders d’écurie croulent sur les mêmes défaites. Les jours sans vont de pair avec la vie des écuries. On ne peut ne pas parler de l’écurie Fass dans le domaine de la lutte. L’écurie Fass se porte très bien (sic). Cette écurie est née dans notre maison. Tous les lutteurs qui ont fait les beaux jours de cette écurie ont fréquenté notre maison, les Boy Bambara, Mor Nguer, etc.

L’année dernière, à pareille heure, vous aviez rendu visite à Adama Barrow au moment où il venait d’être porté à la tête de la magistrature suprême de la Gambie. N’était-ce pas une visite intéressée ?

Adama Barrow était le président élu de la République de la Gambie. Il a gagné les élections et était chez nous en ce moment. Et le président Macky Sall l’a soutenu sans réserve. Ayant connu des gens de son entourage, je lui ai rendu visite. C’était ma manière de lui rendre hommage, de lui apporter notre soutien. Il ne m’a pas invité mais j’ai tenu à lui rendre visite. Lorsqu’on lui a dit que c’est moi qui venais, le président Adama Barrow en était ravi. Il est simple, pondéré comme l’est notre président de la République Macky Sall. Lors de notre entrevue, le président Barrow m’a rappelé une des soirées en Gambie avec le Super Etoile. Un spectacle auquel il n’a pas pu assister. Il est resté dehors jusqu’à la fin du spectacle. Le show en question se déroulait au Saint Augustin High school. Il n’y avait pas encore la scène de Bakau. Barrow était un grand fan du Super Etoile. D’ailleurs, le Super Etoile est en train de se préparer pour un spectacle. Ce sera l’occasion de rendre hommage au président Barrow.

Ce n’est pas sans intérêt…

L’argent ne nous intéresse pas. On est des exemples, des monuments. Depuis notre entrevue à Dakar, on ne s’est plus revus. Si je n’ai pas profité de l’ancien président Wade, je ne le ferai plus avec personne. Je lui ai rendu visite au palais de la République mais j’ai su rester digne. Et lors de mon déplacement, je ne lui ai rien demandé. Je lui ai juste dit de nous aider par rapport au piratage et à la construction d’une école pour la musique et la percussion. Ce qui se fera bientôt. La famille de Doudou Ndiaye Coumba Rose ? Pourquoi ne pas les associer, on fait partie de la même famille.

On ne peut parler de Mbaye Dièye Faye sans parler  de sa femme Mame Ndiaye. Pourquoi elle, et pas une autre ?

C’est le Bon Dieu qui l’a voulu ainsi. Une deuxième femme ? C’est dans l’ordre du possible mais ma volonté est de rester monogame. Avec Mame Ndiaye, je rends grâce à Dieu.

Youssou Ndour sans Mbaye Dièye Faye est-ce possible ?

On est inséparables. Vous là, vous êtes terrible. Oui, il y a eu une période de froid mais ça passe vite. Youssou Ndour est un frère. Il peut écrire un livre sans que je n’en apporte aucune correction. Youssou Ndour et moi, on s’est connus avant qu’il ne soit musicien. En ce moment, nous étions un groupe de batteurs. Et on fréquentait la maison de la grand-mère de Youssou Ndour où il vivait à cette époque. Par la suite, on était dans la même troupe Sine dramatique à la Médina. On y était avec des cousins la famille de Feu Pape Samba Mbaye, le père de Ibou Gallo Mbaye et Ndiogou Mbaye. Il y avait également les Sidy Niang, Bass Diakhaté et Rama Thiam entre autres.

A titre de rappel, quel est le premier tube composé par Youssou Ndour ?

C’est la chanson «Ndar Guedj, notre frère Pape Samba Diop n’est plus». C’est notre premier morceau.

Dans le flot des souvenirs avec Youssou Ndour, il y a certainement un que vous n’arrivez pas à oublier…

C’est sans conteste le disque d’or engrangé par Youssou Ndour. C’est un jour qui m’a beaucoup touché. A travers ce succès, nous avons eu une reconnaissance internationale. Tous les artistes doivent rendre hommage à Youssou Ndour et au Super Etoile.

Quid des souvenirs malheureux ?

On était en Angleterre avec un artiste qui est tombé malade en pleine tournée. Mais on ne pouvait l’écourter. De retour, quelque temps après, il est décédé. Et c’était Alla Seck. Une grosse perte pour nous et le Super étoile.

En tant que tambour major de Dakar donc proche de la collectivité leboue où Khalifa Sall apparait très proche. Vous le soutenez ou vous allez rester neutre durant ces moments de difficulté ?

Je ne voulais même pas aborder la politique. Khalifa Sall est un frère. Au décès de mon père, il m’a envoyé une délégation pour me présenter ses condoléances. Tout comme l’a fait le président Macky Sall et son épouse Marième Faye Sall. Tout le monde peut faire la prison. On ne sait jamais. Je ne maitrise pas le sujet. Les initiés pourront en parler plus largement. Mais je prie pour que tous ceux qui sont en prison en ressortent un jour. Et qu’ils n’y retournent plus. Je m’en arrête là.

La présidentielle est pour l’année prochaine. Qui est votre candidat ?

Je suis pour le candidat du Bon Dieu. Lequel est le président Macky Sall. Qu’on le veuille ou non, c’est lui que le Bon Dieu a choisi. Donc, acceptons-le comme telle. Macky Sall est le président de la République de tous les Sénégalais, élu par son peuple.

Au moment où Youssou Ndour était ministre de la Cul- ture, vous aviez les rênes de l’orchestre, ce qui n’avait pas plu à Jimmy Mbaye, Habib Faye qui ont préféré partir…

Je détiens toujours les rênes du Super Etoile. Eux savent les raisons pour lesquelles ils avaient préféré partir. Je suis un leader, un chef de groupe. Et c’est pourquoi Youssou m’a fait confiance. Youssou Ndour fait partie des ténors sans les musiciens du Super Etoile. Habib Faye jouait de son côté tout comme Jimmy Mbaye. A leur place, d’autres étaient au Super Etoile. Vous avez vu nos soirées sans leur présence. Moi, je savais qu’ils allaient revenir au Super Etoile. C’est leur Super Etoile. J’applaudis des deux mains pour leur retour.

Avec Babacar Lô, vous avez eu des problèmes qui ont failli atterrir en justice…*

Le véhicule en question, objet de notre litige m’appartient. Babacar Lô, personne ne le connaissait avant qu’il ne me produise. On l’a connu après qu’il m’ait produit pour la chanson ‘’Blocage’’. C’est la première fois que je parle de cette affaire (il se répète). Basta, c’est épongé. Combien y a-t-il de véhicules chez moi ? Il voulait qu’on soit en co-production avant que cette malheureuse affaire ne foire tout. Dieu m’a rendu justice. Tous ceux qui attentent à mon honneur se verront châtiés. Pourtant, je ne porte pas d’amulettes. Alors qu’il y en a qui alignent un nombre impressionnant autour de leur rein.

Tout le monde connait vos relations avec Mammy Camara. Est-ce toujours le cas même avec son divorce avec Youssou Ndour ?

Bien sûr, c’est ma sœur. On était ensemble récemment lors du mariage de notre fille Maman Sokhna Ndour. On prie pour que ce mariage dure. Et on en remercie Mamy Camara. Avec Youssou Ndour et d’autres invités, nous avons eu des échanges nourris avec Mamy. Le divorce fait partie de la vie. La relation avec Mamy Camara est plus que vivante. C’est mon amie.

Qu’en est-il d’Aida Coulibaly, l’épouse de Youssou Ndour. Il se dit que vous ne la piffez pas ?

Je ne veux pas que l’on aborde ces aspects. Laissons les gens colporter des rumeurs. Ils ne me connaissent pas et ne sont pas mes proches. Donc, ils ne peuvent que dire des ragots. Ce sont des figurants. L’entretien est fini. C’est ma femme adorée. Il n’y a jamais eu de problème avec Aida. Ne gâchez pas l’entretien. Ne cherchez pas le buzz à travers ces rumeurs.

A qui s’adresse Youssou Ndour dans la chanson à polémique ‘’Boul Nangou’’ ?

C’est pour tout le monde. Youssou Ndour a chanté pour moi, pour vous et pour tout un chacun. Nos détracteurs sont là. Et font tout pour nous ensevelir.

Propos recueillis par Maguette SEYE