Haïti-Politique] Désinvolte du Core group, pourquoi les USA et le reste de la communauté internationale ne tirent pas la révérence?

Haiti vit l’ingérence politique des pays occidentaux depuis plus de trois décennies

Depuis la chute des Duvaliéristes, Haiti n’a pas vraiment connue la stabilité, les hommes et femmes politiques reçoivent leurs dictés de l’Occident, plus précisément des ambassadeurs américains accrédités en Haïti. Est-ce que l’heure du constat d’échec de la communauté internationale dans la gestion d’Haïti n’est-elle pas venue ? 

On ne peut pas parler d’ingérence, puisque ce concept politico-diplomatique a un sens bien défini, en regardant les ambassades des pays dit amis d’Haïti réunis sous le nom de core group, Ils se sont substituer aux grands commis de l’état pays. Leurs volontés politiques n’ont jamais été refusées par nos dirigeants. Sans oublier leurs caprices sont des ordres qu’il ne faut pas défier. 

L’ex Président Jovenel Moïse lors de la réception de la lettre de créance de Michèle J. Sison ambassadrice des États-Unis

Ces derniers temps, Haïti est plongée dans un imbroglio juridico politique sans précédent. Un pays qui abrite une insécurité institutionnalisée, les noms des fonctionnaires d’état sont impliqués dans divers massacres sur la population civile, la corruption et la misère ménagent leurs place au quotidien des Haïtiens pourtant, tout les choix politiques n’ont pas été guidés par le vouloir d’un chef d’état et son cabinet dans l’esprit de la constitution en vigueur. Mais, dictent par les États-Unis, le Canada, La France, l’Allemagne, le Brésil sans oublier le bureau des nations unies en Haïti. 

Entre le courage, le sens patriotique et le respect de la loi mère, nos politiques manquent quasiment tout. les USA interviennent toujours quand il nécessite un accord politique, un consensus ou encore une cohabitation entre le pouvoir et l’opposition, les plus avisés demandent est-ce que l’arbitre de ce match de corruption n’est pas aussi impliqué? Les dirigeants haïtiens acceptent les décisions imposées par un ambassadeur américain sans poser trop de question et aucun souci pour leurs compatriotes, des plans de développement nettement contraire à la sociologie de ce peuple, des milliards dilapidés, des cas de violations des droits humains les plus abusifs, la gangstérisation quasi-total du territoire montrent l’échec et la légèreté avec laquelle, les diplomates étrangers traitent les dossiers les plus importants pour un peuple de douze millions d’habitants. 

Des prétendants amis d’un pays qui ne planifient que le malheur de cet état avec des hommes politiques souvent qui sont des agents doubles, des apatrides et mercenaires dépourvus de convictions qui signent des collusions contre, Haïti, qui joue le gibier au bénéfice de l’Occident avec la couverture seulement et uniquement pour leurs familles et proches résidant dans ces pays chasseurs d’aventures. 

Après l’assassinat de Jovenel Moïse, avec seulement une note de ce fameux core group tous les acteurs ont fait marche arrière en acceptant Ariel Henry comme nouveau Premier Ministre au grand mépris de la loi mère. L’envoyé spécial des États Unis, Daniel Foote qui est conscient de son pouvoir, à deux reprise, il a baratiné Joseph Lambert, qui selon l’esprit de la constitution devrait assurer l’intérim comme président haïtien. de façon ordonnée, il devrait être le numéro deux de l’état avec un Président en fonction, ce n’est qu’une question d’ascension mais n’obtient toujours pas le feu vert de l’oncle Sam.

les Ambassadeurs, les envoyés spéciaux et les membres des gouvernements étrangers qui dirigent Haïti depuis leurs bureaux d’outre-mer accepteront ils un jour qu’ils ont contribué dans la descente aux enfers d’Haïti? Qui aura l’ambition et le courage de renégocier les liens diplomatiques d’Haïti avec son grand voisin d’Amérique et les autres pays impliqués dans la politique d’Haïti?

Le Témoin

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