CIRH | Clinton donne le « bill » mais pas d’explication

Le 12 janvier 2010, Haïti est frappé par un violent séisme de magnitude 7,1  à 7,3 sur l’échelle de Richter. 16h53 heure locale, un ciel poussiéreux et des débris de toute sorte offrent un triste spectacle de la désolation d’une population surprise et non préparée pour affronter un tel catastrophe.

Environ 280.000 morts et plus 300.000  blessées selon des rapports internationaux et la ministre de la communication d’alors, Marie Laurence Jocelin Lassègue. Cette catastrophe a laissé environs 1.5 million de personnes sans abris, soit environ 2/3 de la population de Port-au-Prince.  

L’international qui accourt en super-héros 

Dès le lendemain, le jeu diplomatique entame. Des citoyens du monde entier sympathisent. Les haïtiens désespérés attendent avec impatience l’arrivée de l’aide étrangère, en particulier celle des américains, toujours omniprésents.

Un ancien Président des États-Unis co-préside une commission avec le Premier Ministre d’un État démocratique, ce qu’un expérimenté juge de la Cours de Cassation qualifie de profanation diplomatique. 

Ainsi, William Jefferson Clinton, dit Bill Clinton aux côtés de Jean Max Bellerive, chef du gouvernement de René Garcia Préval, président la fameuse Commission Intérimaire Pour La Reconstruction d’Haïti – (CIRH) dont le rôle est comme son nom l’indique, de reconstruire Haïti. 

La presse locale et internationale parlent de 10 milliards de dollars américains récoltés par les structures organisationnelles, cependant, vol, gaspillage et projets sans fondement sont enregistrés avec des ONG qui ne recrutent pas des personnes qui connaissent la réalité socio-économique du pays.

La Croix-Rouge américaine avait une enveloppe avoisinant un demi milliard de dollars, pour la reconstruction de maisons pour des sans-abri, et 10 ans après, des enquêteurs peinent à trouver 8 logements… et l’argent est partie en fumée. C’est un cas représentant l’échantillonnage des transactions de la CIRH en Haïti, avec une volonté manifeste de bafouer toute une population. 

Les ONG et le poids diplomatique 

Environ 1O milliards de dollars pour une population de plus ou moins 10 millions d’habitants sur 27.000 km2,  de quoi entamer un développement économique bien structuré. 

Des scandales de détournement tués dans l’œuf avec l’argent de l’aide, OXFAM a même essayé de corrompre certains journalistes d’une presse de la Capitale pour détourner les regards sur ses soirées orgiaques avec des mineures. 

Me. Aviol Fleurant Ministre de la Planification et de la Coopération externe avait le dossier en main, mais dommage, la montagne avait accouché d’une souris malgré certains aveux. 

Si l’aide financière Petrocaribe demeure le grand scandale financier de la première République noire, c’est à cause de sa plus large médiatisation, et la dette en retour envers le Venezuela. Mais les fonds de la CIRH détournés sous les yeux de l’ancien Président Clinton ou peut être avec sa complicité, passent comme une lettre à la poste. Et son homologue Jean Max Bellerive n’a pas manqué la deuxième version du détournement avec l’affaire PETROCARIBE. 

Le Président Michel Martelly voulait peut-être faire des dénonciations une fois arrivé au pouvoir en remarquant les 87 projets bidon de la CIRH, mais le poids diplomatique l’oblige à le médailler le 21 juillet 2011.  Environ 14 milliards de dollars gaspillés en dix ans, avec les ONG et la mauvaise gestion de nos dirigeants, Haïti vient peut être de rater ses deux plus grands rendez-vous avec le développement durable. 

Sonlay CHERISIER

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