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CULTURE | Corine Bonheur, une artiste aux multiples talents

Cette jeune artiste aux multiples talents, encore dans l’ombre des médias traditionnels, détient plusieurs cordes à son arc : peintre, violoniste et comédienne. Aujourd’hui, elle se fait connaître sous un autre chapeau : le mannequinat.

Corine et son enfance

Corine exprime déjà  sa flamme pour le monde artistique, particulièrement la peinture depuis son enfance. À 12 ans, elle s’est fait inscrire à la fondation « Timoun Atis »  dans sa commune natale, Petit-Gôave. Là-bas, Corine  se fait peintre  surréaliste (son dada).  L’orpheline de père  ne s’arrête  pas là. Cette passion l’emmène vers d’autres horizons.

À 16 ans, sous l’influence du poète Hangod Abraham, son mentor, celle qui réside actuellement au Canada,  intègre le Mouvement Littéraire  Culturel et Artistique des Jeunes (MOLICAJ). Un organisme socioculturel à but non-lucratif, au sein duquel, Corine commence à découvrir de nouveaux talents chez elle. Cette fois, au sein la troupe théâtrale dénommée « Marabou », la fille d’Elvie Charles, se fait comédienne. «C’est grâce à MOLICAJ que je  vais découvrir mon talent de comédienne. Toutefois,  j’ai commencé à jouer du théâtre de très tôt.  Ma première  fois sur scène, c’était  grâce à  Fred Dessin et à mon grand frère Junior Bonheur. J’interprétais, à cette époque, un texte de Dentz-Roll Bonheur, lui aussi, mon grand frère », se remémore celle qui se souvient du quartier  populaire dans lequel elle a grandi.

Victime de discrimination 

À nan Pèsen, un quartier populaire et populeux de la Commune Soulouquoise, la fille qui se dit être fière de son origine, a vu le jour et y a grandi. Pour être originaire de ce quartier-là, l’ancienne élève du Collège Saint-Ignace de Loyola et du Collège Maridominique,  a été l’objet de beaucoup de discriminations. « Certains parents de mes camarades d’école ont, parfois, interdit à leurs enfants de venir chez moi, à cause du lieu où j’habitais », révèle la jeune fille. «Un jour,  il y a eu un désordre dans ma salle de classe, le directeur m’a pointée  du doigt, prenant mon origine comme argument», explique-t-elle tout en précisant  que cette information lui a été révélée par un membre de la direction de cette école.

Sous un autre chapeau

Corine Bonheur réside depuis novembre 2019 à Lavale, au Canada. Elle n’était pas tout à fait intéressée par le mannequinat. Prenant comme prétexte un concours organisé par clegg, une marque de parfum, elle se voit en passe de devenir mannequin. « Je ne pensais pas que j’allais être sélectionnée comme mannequin. J’ai reçu l’invitation des organisateurs, qui ont vu en moi ce talent. Et j’ai accepté.», a révélé la jeune fille, passionnée de cuisine aussi.

Comme tant d’autres jeunes, Corine Bonheur, qui a fêté son 23ème anniversaire ce 18 octobre,  se bat pour être  un modèle de femme. Violoniste, peintre, comédienne  et mannequin en herbe, voilà les quatre chapeaux que porte la petigoavienne qui s’affirme beaucoup plus de jour en jour.

 

 

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