Haïti/Crise] Rareté de carburant, rareté d’eau potable, les haïtiens aux abois

La crise de carburant engendre d’autre crises.

Une autre crise vient de naître à l’intérieur de celle de carburant qui sévit dans le pays depuis environ un mois. La rareté de l’eau potable, commence à se faire sentir sur le territoire national dans plusieurs quartiers. Certains points de ventes d’eaux sont à vide. Dans d’autres, le prix du liquide vital est révisé à la hausse. C’est la vraie définition de; crise multidimensionnelle.

Le liquide pétrolier, le souffle de l’économie du pays est sous contrôle des gangs armés qui empêchent la distribution. Malgré les promesses d’accompagnement  des États-Unis dans la distribution du carburant, les bandes armées des quartiers populaires ont séquestré une dizaine de camions-citernes à destination des stations de services. Ce qui bloque du coup, la livraison de l’essence dans les pompes. 

Les activités de transport sont pratiquement paralysées. D’ailleurs c’est ce qui stimule l’augmentation du prix de l’eau potable dans les points de ventes. D’après les vendeurs rencontrés dans notre tournage dans la zone Métropolitaine sur ce dossier, le camion d’eau coûtent 4 500 gourdes. Mais le prix de revient va au-delà. << Paske nou oblije grese men chofè kamyon dlo a pou l ka tounen. Si se pa sa se kote yo grese men l lan li prale>> nous raconte ce vendeur installé dans son point de vente d’eau à Canaan 3.

Dans certaines zones de la plaine du Cul-de-Sac, le gros gallon est passé de 25 gourdes à 40 gourdes et le petit gallon de 5 à 10 gourdes. Le constat n’est pas différent à Delmas et dans d’autres quartiers visités. Les prix sont révisés à la hausse. Le gros gallon qui vendait à 25 gourdes, coûte désormais 50 gourdes et le petit laisse 5 gourdes pour s’accrocher à 10 gourdes.

Selon les vendeurs, le prix du camions a été augmenté. Delà  » nous sommes obligés d’ajuster proportionnellement le prix.  <<Menm bouchon gro galon pa fasil pou jwenn>> désolent certains boutiquiers.

L’eau destinée au service de ménage se fait rare aussi. Les prix des camions-citernes varient en fonction de la zone. En plaine, il faut en main  entre 4 000 à 5 000 gourdes dépendamment du lieu où se situe le réservoir d’eau. Or il était entre 2 500 à 3 000 gourdes le mois antérieur. Une situation qui fait passer le seau d’eau de 7 à 15 gourdes.

Dans d’autres villes de la zone Métropolitaine, il vous faut 75 000 gourdes pour acheter un camion d’eau. Le seau laisse à 25. Le coup de massue <<ou pa menm ka jwenn li menm. Chofè yo pa gen gaz>> plaignent les delmassiens. Le même constat pour la commune de Tabarre. La commune de Cité Soleil, les riverains ont la chance des pompes à eau manuelle. Toutefois vous pouvez perdre une journée, à cause de la quantité de personne qui souhaitent de ravitailler.

Carl Henry FLORANT

Le Témoin

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