Haïti-Insécurité] Des écoles supérieures et classiques ferment leurs portes

Les écoles commencent des grèves

La rareté de carburant et la recrudescence des cas d’enlèvements contraignent plusieurs centres éducatifs à garder fermer leurs portes pour une durée inédite. Ce vendredi 22 octobre, l’UNDH [Université Notre Dame d’Haïti] entame un arrêt de fonctionnement jusqu’à nouvel ordre, a appris la rédaction d’une source proche de ladite université. 

Fondée en 1995, l’université catholique a annoncé sa fermeture ce vendredi. Les responsables dans le but de protéger leurs étudiants et personnels ont décidé d’entamer un arrêt de travail, sans oublier l’un des membres du corps professoral, Patrice Dérénoncourt, enlevé il y a plus d’une semaine est toujours entre les mains des ravisseurs. La date de la réouverture n’a pas été communiquée à notre rédaction.

En plus de cette école supérieure, plusieurs écoles classiques menacent de stopper leurs activités si la famine de carburant persiste. Parents, étudiants, élèves et d’autres groupes de citoyens sont obligés de parcourir des centaines de mètres à pieds pour arriver à leurs destinations. Les rares véhicules de transport en commun [bus ou camionnettes] ayant des gouttelettes d’essences double le prix de leurs trajets habituels. Même son de cloche du côté des motards.

D’autre part les actes d’enlèvement pullulent à Port-au-Prince. La cellule de criminalité à la [DCPJ] a recensé 119 cas de kidnappings aux alentours de la capitale, pour seulement le mois d’octobre en cours. Le coup massue, les gangs rançonent certaines institutions scolaires selon un directeur d’école qui ne voulait pas donner trop d’information.

Face à cette situation, l’UNDH décide de garder cadenasser ses barrières pour une durée indéterminée.

Carl Henry FLORANT

Le Témoin

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