La côte sud abandonnée à son sort

Plus de 72 heures après le passage du violent séisme de magnitude 7.2 sur l’échelle de Richter, l’Etat haïtien, dans toutes ses composantes, est sur le banc des absents.

Les Côteaux, Roche-à-Bateau, Port à Piment, Chardonnière, les Anglais et en dernier lieu Tiburon, une commune limitrophe du département de la Grande-Anse par le sud-ouest d’Haïti, mais qui est néanmoins reliée par une route impraticable.

La côte sud, communément appelée lakòt par les Haïtiens, est aux abois. D’autant que les autorités gouvernementales n’ont fourni aucune aide aux sinistrés. Tôt dans la journée du 14 août, un puissant tremblement de terre a ravagé le sud, laissant derrière, des dégâts considérables. Plus de 1200 cadavres dans la nature, environs 3000 blessés et une quantité importante de sinistrés.

[Google Photo] Le centre hospitalier de Port-à-Piment desservant toute la côte Sud d’Haïti

Les habitants de la péninsule du Sud ne sont même pas au bout du tunnel labyrinthique. Des personnes à mobilité réduite, des femmes enceintes et enfants tous désespérés, ont les pieds dans l’eau et vivent avec la peur au vendre de se reloger dans leurs maisons fissurées par les puissantes secousses telluriennes.

Dame pluie a été la grande invitée sans surprise. Chrisnette Saint-Georges qui travaille pour le centre météorologique d’Haïti avait communiqué le passage de la depression tropicale Grace.
Les habitants du Grand Sud, plus précisément, attendent l’aide et la bonne compassion de tout un chacun, et demandent à l’Etat d’assumer sa responsabilité primordiale. « Nou pa kapab ankò », Crie Manoucheka qui allaite un nourrisson de trois mois, pleurant de toutes ses forces.

Sonley CHERISIER

Le Témoin

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