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L’éducation des filles : le meilleur instrument de lutte contre la pauvreté

Environ 132 millions de filles dans le monde entre 6 et 17 ans ne sont pas scolarisées, Cependant, si toutes les femmes dans le monde pouvaient apprendre  à lire, à écrire, et avaient le droit de faire des études supérieures et d’exercer un métier autant que les hommes, leurs communautés auraient connu un bien meilleur développement économique et social.

L’éducation d’une fille est en effet reconnue comme un des leviers les plus puissants pour l’arracher de la pauvreté. Scolariser une fille c’est lui permettre d’avoir confiance en elle, de faire ses propres choix et d’avoir les moyens pour construire efficacement son avenir.

Encore en 2020, les filles sont alors les premières victimes d’inégalités sociales, ainsi,  63% des adultes analphabètes dans le monde sont des femmes, dans les pays en développement, 1 fille sur 4 ne va pas à l’école, et 64 millions sont astreintes au travail forcé avec 12 millions mariées de force chaque année avant l’âge de 18 ans, soit près de 33 millions par jour. Près de 120 millions de filles, soit 1 fille sur 10 de moins de 20 ans, ont été confrontées à la violence sexuelle.

Les filles dans le monde et en particulier dans les pays en développement continuent d’être victimes de discrimination en raison de leur sexe. Elles sont privées d’éducation et les raisons sont multiples :

Les traditions : dans certaines sociétés, les filles sont considérées comme un fardeau pour la famille. Leur éducation n’a donc pas beaucoup d’importance car leur destin est d’être mariées jeunes et de s’occuper des taches ménagères et des enfants.

L’ignorance des lois et du droit : les parents, n’étant pas parfois scolarisés  ne remettent pas en question les discriminations liées aux traditions culturelles qui consistent à ne pas scolariser les filles. Ce qui implique que dans certains pays, les violations des droits des filles sont si répandues que les sanctions deviennent rares.

La pauvreté : les familles en situation d’extrême pauvreté ne peuvent subvenir aux frais de scolarité de leurs enfants, et quand elles le peuvent, elles priorisent l’éducation des garçons en gardant les filles à la maison.

Les mariages précoces et forcés : chaque année dans le monde, 12 millions de filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Ces filles sont généralement déscolarisées pour subvenir aux besoins de leur  mari, s’occuper des taches ménagères et des enfants. Les mariages forcés maintiennent généralement les filles dans un statut inférieur à leur mari.

Les grossesses précoces : elles contraignent les adolescents à quitter l’école. Elles sont souvent la conséquence des mariages précoces et forcés, des violences sexuelles et du non-accès à la contraception et à l’avortement.

La non-scolarisation des filles présente de graves conséquences sur la vie de chacune d’elles, mais aussi sur le développement des communautés auxquelles elles appartiennent.

« Il n’existe aucun instrument de développement plus efficace que l’éducation des filles. Si nous voulons que nos efforts aboutissent à la construction d’un monde en meilleure santé, plus pacifique et équitable, les classes du monde doivent être remplies de filles bien que de garçons. » Selon Kofi Annan, ex-secrétaire des Nations Unies.

Rebecca Clermie LIBERUS

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