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Après un effroyable séisme, l’Etat Haitien est dépourvu de tout!

la corruption gangrène toute l'administration publique en Haiti

L’État haïtien à genoux. Quatre habitants sur dix dépendent du secteur agricole et de l’aide internationale, sans oublier que la diaspora haïtienne qui est un atout important. Est-ce que l’État peut faire face à la crise humanitaire à laquelle est confronté Haïti ?


Bien que Haïti n’ait pas été sévèrement touchée par la pandémie du Covid-19, mais sa dépendance économique de l’internationale, le pays se retrouve incontestablement sur le banc des victimes. Selon des chiffres de la FMI datant d’avril 2021, en raison de la crise pandémique, la croissance du PIB a chuté de -3,7% en 2020 avec une croissance attendue autour de 1% en 2021 et 2022. Mais le fond monétaire international avait bien précisé que ces calculs ont été publiés sous réserve des reprises d’activité après la pandémie. 

[Photo; Le Témoin] Petite commerçante du secteur secteur informel en pleine crise pandémique en Haiti


14 août ne faisait pas partie de l’agenda de l’État haïtien et encore moins de l’internationale quoique, le positionnement géographique de l’île d’Haïti le classe parmi les potentiels pays à risque. Et les faiblesses structurelles, la précarité de la vie fait d’Haïti un pays très vulnérable aux aléas climatiques. La corruption qui gangrène l’administration publique empêche l’État de voler aux secours des victimes dans un pays vulnérable aux moindres incidents climatiques. 


Le Sud, balayé par le passage de la dépression tropicale Grace après des secousses sismiques ayant fait plusieurs centaines de morts et pas moins de 3000 blessés, seuls les recours de l’internationale sont attendus puisque les autorités haïtiennes sont impuissantes. 
Si les proches du feu président Jovenel croient qu’il a fait son entrée dans le martyrologe, les chiffres et résultats laissés, vont dans le sens opposé. Les actions posées par Jovenel Moïse et ses proches au cours de son mandat presque arrivé à terme avant sa mort tragique, étaient soit insuffisantes soit inexistantes. 


Presque toutes les structures autonomes qui fournissent de l’argent pour le trésor public étaient éclaboussées par des scandales de corruption. L’ONA avec l’affaire Boulos, BMPAD qui cumule plusieurs crises pétrolières liées à la rareté souvent artificielle du carburant, la DGI, l’ancien Directeur Morlan Miradin avec une affaire pots-de-vin avec une firme qui devrait imprimer des plaques d’immatriculation pour véhicule, qui lui a coûté son poste et tant d’autres. 
Avec cette double catastrophe (séisme / cyclone) qui arrive dans un contexte socio-économique et politique extrêmement difficile, voire une impasse presque sans issue, nonobstant une volonté politique des acteurs.

Le Témoin

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