Plus de 80% des armes qui protégeaient les Parlementaires Haïtiens sont illégales

Avec la montée de l’insécurité, la question récurrente est ; d’où les malfrats trouvent leurs armes et munitions ? Après chaque élection validée, l’entrée parlementaire avec de nouvelles têtes pour former une assemblée législative digne de son nom ne laisse pas que de bons souvenirs. 

Avec des budgets qui donne froid au dos pour de maigres résultats, ce ne sont pas les seuls maux qu’ils  ont causés à la société haïtienne. Chaque Sénateur et député a droit à un Cabinet fonctionnel; Secrétaire, assistante, consultants, chauffeurs et un agent ou des agents sécurité (s)    dépendamment de l’influence cet homme de loi.  Mis à part des recrutements qui ne respectent aucunes normes, le parlement est doté depuis plusieurs années de son propre corps de sécurité, l USPL Unité Sécurité du Palais Législatif qui est truffé d’homme et femme avec un passé douteux. Constatable, le corps de sécurité est hors contrôle de la police, puisque cette dernière n’a jamais été connu par aucune instance régulatrice de sécurité dans le pays, malgré diverses tentatives de plusieurs Présidents du Sénat. 

Toutes les Unités de l’institution policière sauf SWAT, relèvent directement de la Direction Centrale de la Police Administrative (DCPA),  mais les occupants de cette direction ne pouvaient donner aucune information concernant l’unité de protection des élus du peuple et des hommes du Grand Corps, pourtant munis d’armes de hauts calibres. 

D’où viennent leurs armes et munitions ?

Selon un ancien Parlementaire contacté sur ce dossier ; se dezòd nèt,chak nèg chache zam ou achte pou sekirize tèt ou. Répond l’ancien législateur. Moi j’ai acheté deux armes à feu de calibre Galil et  M4 et j’avais mon arme de poing depuis bien avant mon entrée au Parlement.

Alors cet entrepreneur bien connu dont parle cet homme politique, en a importé pour combien de personnes, ou du moins combien d’homme d’État ? Est-ce qu’il est détenteur d’un permis d’importation d’arme de guerre ? Ce sont ces multiples questions que l’ancien élu était incapable de répondre.  Pour les munitions, c’est un marché contrôlé par les plus puissants de ce pays, mwen pa p bay nèg isit manje m pou enterè yo. 

Combien d’entre nous savent que les occupants du Palais législatif possédaient des armes de guerre illégales ? L’ancien Directeur général de la PNH en son nom Michel-Ange Gédéon, lors d’une séance de contrôle au Sénat eut demandé vainement les pères conscrits de l’informer sur les éventuels marchands trafiquant d’armes et de munitions, dans l’idée de faire inventaire combien ils sont ces importateurs, en dehors des hommes politique quels sont leurs autre clients. Beaucoup de ces armes après les mandats des honorables sont en circulation et des fois au service des hommes dit militants.

Selon une source proche de l’institution policière, même les Ministres et Directeurs Généraux de l’administration publique qui sont détenteurs d’armes de hauts calibres, sont quasiment hors contrôle de  la direction générale de la police encore moins la DCPJ qui ne dispose aucune information.

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