Politique | Exclusion à Hong-Kong de quatre députés du Parlement

Après l’exclusion de quatre parlementaires du Parlement à Hong-Kong, les législateurs de l’opposition pro-démocrate ont annoncé  une démission collective en signe de solidarité à leurs collègues.

C’est le choc au Parlement à Hong-Kong. Sans aucune procédure judicaire, quatre parlementaires viennent de perdre leur mandat après que Pékin ait donné son feu vert sur le dossier. Suite à cet acte, que les législateurs ont jugé illégal, ils ne restent pas silencieux. En effet, ils sont au nombre de quinze à fermer le Parlement local en signe de protestation.

Ces députés ont été exclus pour être entrés  en communication avec les Etats-Unis  afin de  prendre des sanctions contre les autorités Hong-Kongaises qu’ils accusent  de violation des droits de l’homme. Pour Carie Lam, la Cheffe de l’exécutif de Pékin, cette décision prise par les autorités de Pékin  est légale et constitutionnelle.

Suite à la disqualification de ces députés,  les 15 autres députés  pro-démocrates  ont annoncé  une démission massive. L’opposition qui compte 19 sièges au conseil législatif sur 70 laissera un Parlement sans opposition si vraiment ils démissionnent. 

« Aujourd’hui est un jour triste pour Hong Kong mais c’est aussi un jour de gloire pour nous tous.  Nous devons  quitter  nos postes, cependant il y aura d’autres Hongkongais  qui prendront la relève avec les mêmes valeurs, les mêmes aspirations, le même espoir et je suis sûr qu’ils continueront à se battre pour les valeurs fondamentales de Hong-Kong. »

a déclaré  Kenneth Leung, un des quatre  députés disqualifiés par Pékin.

Pékin exige de tous les députés  de Hong-Kong d’être de bons compatriotes chinois. La loi portant sur la sécurité nationale de Pékin comprend 66 articles qui relatent les sanctions contre : la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion avec l’étranger. Suite à la promulgation de cette loi, beaucoup de pays ont demandé à pékin de faire une révision. Mais depuis son entrée en vigueur, des manifestants ont été arrêtés et d’autres ont  dû prendre l’exil.

Cette loi a été adoptée  après une  manifestation réunissant plus de 2 millions de personnes à Hong-Kong qui voulaient défier le gouvernement central et demander plus d’autonomisation.  Un comportement que Pékin  avait mal digéré.

Fedia STANISLAS

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