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POLITIQUE | Le troisième mandat d’Alassane Ouattara contesté

Réélu une troisième fois consécutive ce mardi, Alassane Ouattara s’est vu le nouveau mandat contesté par l’opposition ivoirienne, qui réclame son départ et la formation d’un gouvernement transitoire.

Après plusieurs jours d’attente des résultats des élections présidentielles qui se sont déroulées le 31 octobre dernier en Côte d’Ivoire, la Commission  Electorale Indépendante a enfin donné son verdict ce mardi 03 novembre, Ouattara a remporté les élections avec un fort pourcentage, soit 94, 27% de voix.  En deuxième  position vient le candidat indépendant, Kouadio Konan avec 1,99%, les deux autres candidats voulant boycotter les élections, sans se retirer de la course totalisent fort peu de voix.

L’ancien président, Henri Konan Bedie se positionne en troisième place avec 1,66. En dernière place, l’ex-premier ministre Pascal Affi N’Guerssan avec 0,99%, selon la  CEI. Par ailleurs, la CEI a trois jours pour transférer  les résultats au Conseil  Constitutionnel, qui procédera a leur validation dans sept jours.

L’histoire se répète en Côte d’Ivoire. En 2010, Ouattara a été élu pour la première fois avec le même cas de figure. Après la proclamation des résultats, le président sortant, Laurent Gbagbo réclamait la victoire. La Communauté Internationale a dû retrancher et a désigné Alassane comme nouveau président. Cette décision qui a créé de vives tensions  jusqu’ à conduire le pays à une  guerre civile qui a duré plus de quatre mois, ce qui a coûté la vie à  des milliers d’ivoiriens.   

Dix ans après, la crise reste vivante. La journée du vote du 31 octobre a été marquée par la violence. Environs de 5.000 bureaux de vote n’ont pas pu ouvrir leurs portes pour accueillir les électeurs. Les membres de l’opposition accusent le gouvernement d’être responsable des dégâts,  et le gouvernement d’un autre côté accuse l’opposition. 

Des personnalités politiques ivoiriennes se sont exprimées sur le mandat de Ouattara, surtout sur le mauvais déroulement des récentes élections. D’après les constats, les routes étaient complètement bloquées au niveau des zones où la population ne supportait pas Ouattara, et ne pouvaient pas gagner les centres de vote.

Des groupements de l’opposition, dont le Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti de Laurent  Gbagbo depuis le mois d’août, avaient lancé un appel à la désobéissance civile dans le but de boycotter  le dernier scrutin. Et même après la proclamation des résultats, l’opposition ne compte pas abandonner. En effet, l’opposition ivoirienne s’est unie, afin de forcer le président Alassane Ouattara à partir, et s’appuie aussi sur l’aide de l’ancien président Sud-Africain, Thabo Mbeki, actif auprès de l’Union Africaine pour dénoncer le mandat de Ouattara. Lundi 2 octobre, l’opposition avait annoncé la création d’un conseil national de transition, présidé par Henri Konan Bedie, dans l’objectif de former un gouvernement de transition.

Fedia STANISLAS

 

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