InternationalSociétéSport

SPORT | Qui est Stéphanie Frappart, l’arbitre central du match Juventus -Dynamo Kiev?

Les rencontres masculines de la Ligue des Champions ont toujours été dirigées par des hommes. En effet, le  mercredi 2 novembre 2020, Stéphanie Frappart, devient la première femme à avoir dirigé un match de la Ligue des Champions masculine.  Nous retournons sur la carrière de cette dame qui a su franchir les limites du genre et se tailler une place privilégiée dans le monde des hommes.

Partout dans le monde, les matchs de football masculins sont souvent arbitrés par des hommes. En effet, l’arbitrage a été considéré comme un métier d’homme. Avec l’évolution du temps, les femmes s’impliquent peu à peu dans ce métier, mais malgré cette implication, certaines compétitions majeures ne sont pas dirigées par des femmes, tel est le cas de la Ligue des Champions.

La  journée de la Ligue des Champions du 02 décembre 2020 a été considérée comme une journée  révolutionnaire, car c’est la première fois dans l’histoire dans de cette compétition qu’une femme a arbitré  un match. Une bonne nouvelle pour toutes les femmes qui militent pour l’égalité des chances.

Stéphanie Frappart ou l’entraîneuse historique

Pour arriver à conduire  un match dans une prestigieuse compétition masculine, Stéphanie Frappart a dû gravir les échelons étape par étape dans l’ordre et la discipline, car elle a démarré dans ce métier dès son plus jeune âge.  Elle a pris le sifflet comme arbitre centrale  d’un match pour la première fois à l’âge de 13 ans.

Peu à peu,   elle ne  cesse d’influencer l’histoire du football. En 2014 elle a été la première femme avoir dirigé un match en Ligue 2 (masculine). Un match opposant l’équipe de  Niort  face  à Brest. Ensuite désignée comme arbitre du match de la 34e journée Amiens – Strasbourg le 28 avril 2019.  Stéphanie a enfin foulé la pelouse du Juventus Stadium le 02 décembre en Ligue des Champions en 2020, rencontre opposant la Juventus et  Dynamo Kiev comme arbitre principale de ce duel.  

Française âgée de 36 ans, elle est la coordonnatrice des activités auprès de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail. Jusqu’à date, elle est l’unique arbitre centrale de plus haut niveau en France. Grâce à  ses travaux et ses exploits, Stéphanie Frappart  a été recensée comme la seule arbitre  française à pouvoir vivre de ses revenus dans sa fonction d’arbitre.

L’année 2019 est une année historique pour l’arbitre française. Sa passion pour l’arbitrage est sans conteste. En 2019 elle se voit récompensée et désignée comme la meilleure arbitre féminin au monde par IFFHS. Le 14 août elle devient la première à concilier un match dans la Super Coupe d’Europe, le match mettant aux prises Liverpool vainqueur de la Ligue des Champions et Chelsea triomphateur de la Ligue Europa.

Nourrissant de grandes ambitions, en 2019 elle  a  rejoint la liste « Football Uni » de Thierry Mercier. Elle est candidate aux élections de la Ligue Paris Île-de-France. Les élections se dérouleront le 19 décembre prochain. Va-t-elle encore continuer à nous surprendre ?

Stéphanie milite  pour éradiquer les violences  faites aux femmes dans le sport.

Celui qu’on appelle la femme ou l’arbitre de la première fois est aussi une militante. Elle ne se contente pas de son parcours glorieux, des médailles, mais ne reste pas silencieuse face aux violences que subissent les femmes dans le milieu sportif. En février 2020 au micro de la RTL,  elle a encouragé les victimes de violence à briser le silence dont elles sont l’objet.  Vu ses engagement, en février 2020, Stéphanie FRAPPART, arbitre internationale de football  était la marraine de l’opération Sport au féminin.

Sport au féminin est  une structure visant à  lutter contre les discriminations  dans le sport et prônant l’égalité de sexe dans le domaine. Dont  Différentes actions sont notamment portées par le ministère des Sports de France qui a pour mission : 
la féminisation des instances dirigeantes des fédérations sportives,  le développement des pratiques afin de corriger les inégalités d’accès,  la féminisation de l’encadrement technique des activités physiques et sportives, la féminisation de la fonction d’arbitre, l’accompagnement et la réussite des sportives de haut niveau pendant leur carrière, leur reconversion et leur vie personnelle , la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes dans le champ du sport. Avant d’être arbitre centrale, Stéphanie était d’abord joueuse à l’AS Herblay. Mais n’a pas pu réaliser de grands exploits comme joueuse.  C’est pourquoi elle est si peu connue dans la peau d’une grande joueuse. Toute sa gloire réside en effet dans l’arbitrage.

Fedia STANISLAS

Bouton retour en haut de la page