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Un revirement de l’international, l’heure du bilan de Jovenel Moïse ?

Depuis le 7 février 2017, le Président Jovenel Moise dirige un pays avec les maigres moyens dont dispose l’Etat, mais très mal répartis. Face à une opposition féroce, le pays sombrait  dans de violentes manifestations. Rejeté par presque toute la population haïtienne, Jovenel Moise semble être près de la porte de sortie. 

Malgré l’inexpérience accrue du Président haïtien, il ne souhaite pas abandonner à la fin de son mandat constitutionnel. Si la Constitution est claire, peu importe la date d’entrée en fonction du Président élu, il partira le 7 février de la cinquième année de son mandat. Comme pour son prédécesseur Michel Martelly, Jovenel Moïse souhaite aller jusqu’au 7 février 2022, ce qui lui donnera mathématiquement 5 ans au pouvoir mais en dehors de l’échéance présidentielle tenant compte d’une année de transition menée par l’ancien Président Jocelerme Privert. 

Un véritable débat autour du sujet, des journalistes proches du pouvoir font l’apologie du 7 février 2022 au sein de la société et l’opposition garde une seule chanson et un seul ton. 

La nouvelle arrive comme une traînée de poudre, les Congressmen Américains, Andy Levin, Grégory Meeks, Albio Sires, respectivement, membres de la commission affaires étrangères,  nouveau président de cette même commission et le président de la sous-commission de l’hémisphère occidental de la sécurité civile et du commerce, prennent clairement position dans une note de presse. 

Ils souhaitent travailler avec la nouvelle administration  américaine sur le chaos politique d’Haïti, et optent pour une transition politique. Mais aussi ils notent les décrets arbitraires et extra-constitutionnels que prend le Président haïtien Jovenel Moïse. 

Haïti ne vit pas en autarcie, les décisions politico-économiques ont de légères répercussions sur nos voisins. Depuis environs trois semaines, des figures importantes dans la politique américaine montrent du doigt les violations systématiques des droits basiques des haïtiens. Avec l’élection de Joe Biden, en attendant sa prestation de serment le 20 janvier 2021, on assiste à un volt face dans la diplomatie américaine vis-à-vis d’Haïti. 

Si l’opposition haïtienne est absente dans les rues, où peine à mobiliser des foules pour exiger la transition, la diplomatie américaine semble se montrer favorable à une éventuelle passation de pouvoir le 7 février 2021, en attendant que des personnalités américaines importantes prennent à contrepied la note de presse des trois congressmen.

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